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| | [carnassiers]Propositions 2005 de l'association Carnavenir pour la protection des carnassiers | |
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Fisher24 Administrateur


 Nombre de messages: 8815 Age: 29 Localisation: Mussidan (24) Prénom: Laurent Date d'inscription: 20/11/2006
 | Sujet: [carnassiers]Propositions 2005 de l'association Carnavenir pour la protection des carnassiers Sam 24 Jan 2009 - 13:53 | |
| Propositions d’axes de réflexions pour l’amélioration de la pêche sportive et de loisir des carnassiers d’eau douce (2005)[Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]Carnavenir, qu'est-ce que c'est ? CARNAVENIR a pour vocation de promouvoir une pêche moderne et responsable, garante de la préservation des espèces et des milieux, afin de transmettre aux futures générations un patrimoine halieutique préservé. CARNAVENIR a notamment pour objectif de faire évoluer la mentalité des pêcheurs de carnassiers vers un comportement plus responsable, en particulier en prenant conscience que les ressources piscicoles ne sont pas inépuisables et qu'il est nécessaire de limiter son prélèvement à un niveau raisonnable en fonction des possibilités du milieu, ce qui est résumé par la formule : "PRELEVER SANS EPUISER". CARNAVENIR souhaite également travailler avec les AAPPMA et les Fédérations Départementales pour mettre en place des mesures de protection et de développement des carnassiers : frayères, quotas de prises, tailles légales de capture, etc... Préambule : De nouvelles voies sont à explorer Face aux attaques faites aux milieux aquatiques et aux populations piscicoles qui mettent en péril la pérennité de l’exercice de la pêche de loisir regroupant plus d’un million et demi de participants dans le cadre associatif, la législation actuelle paraît insuffisante et est devenue inadaptée. La pollution d’origine industrielle, agricole ou domestique, la disparition des frayères, l’assèchement des zones humides, la pression de pêche assortie d’un prélèvement irraisonné, la prédation d’autres animaux comme les cormorans, tout cela conduit à la diminution des populations de poissons et tout particulièrement des carnassiers, certaines espèces étant, selon les lieux et les périodes, plus spécifiquement touchées. Devant la raréfaction des espèces carnassières (brochets, sandres, black-bass notamment) dans les eaux publiques, les gestionnaires ont eu jusqu’à présent recours aux alevinages pour compenser les insuffisances du milieu et les prélèvements excessifs des pêcheurs. Cette méthode a eu pour effet de masquer les véritables raisons de la raréfaction de ces espèces. Elle constitue en outre une solution onéreuse puisqu’en 1996, le repeuplement pour le seul brochet représentait une valeur de 2 300 000 € pour la pêche publique en France. Cette méthode n’apparaît cependant pas comme une solution pérenne, puisque les mêmes efforts financiers sont consentis tous les ans, sans que les pécheurs ne soient satisfaits. Pourtant, la pêche sportive et de loisir évolue, les techniques, les mentalités également. Autrefois, les pécheurs étaient beaucoup moins spécialisés et recherchaient beaucoup d’espèces de poissons au moyen de méthodes de pêche variées. De nos jours, nombre de pratiquants se sont spécialisés sur une ou deux espèces qu’ils recherchent exclusivement toute l’année. Il en est ainsi des carpistes, des pécheurs de truites et des pécheurs de carnassiers. Cette spécialisation vers des pêches « sportives » entraîne une excellente connaissance de l’espèce recherchée ainsi que la mise en oeuvre de techniques de pêche particulièrement efficaces. On peut dire aujourd’hui que le niveau technique des pécheurs est sans commune mesure avec celui d’il y a 20 ans, alors que dans le même temps le milieu s’est appauvri. La baisse des effectifs des pêcheurs associatifs, souvent déplorée, vient en partie de l’abandon de ces pécheurs déçus des maigres résultats, et qui se tournent vers le domaine privé, vers des destinations étrangères ou vers un autre loisir. Dans le même temps, on observe depuis plusieurs années maintenant, une évolution dans la perception et l’exercice même de la pêche, et en particulier de la pêche des carnassiers. De loisir individuel à visée alimentaire, elle devient de plus en plus un sport et une activité économique à part entière, que l’on peut constater à travers : • L’organisation de rencontres sportives internationales en Europe et en France, • Des salons de pêche rassemblant des dizaines de milliers de visiteurs (Clermont, Nantes, SAPEL…), • Un commerce de détail qui s’organise et se spécialise, des réseaux d’enseignes qui s’implantent aux quatre coins de l’hexagone, • Une évolution et une sophistication spectaculaires des techniques et du matériel pour l’acquisition duquel les plus passionnés investissent des sommes conséquentes, • De nouvelles professions qui voient le jour comme moniteur-guide de pêche, avec de nouveaux diplômes attestant d’une réelle compétence, • La création d’emplois directement induite par le tourisme-pêche, au travers de la gestion de gîtes de pêche, l’exploitation de centres de pêche, le maintien et le développement de l’hôtellerie traditionnelle dans les régions proche de sites de pêche, • Une évolution des mentalités et des attentes des pêcheurs, qui pratiquent de plus en plus dans un état d’esprit sportif, avec respect du poisson et de son environnement. Il est incontestable que la pêche touche aujourd’hui de nouvelles catégories socio professionnelles, plus jeunes, plus actives, capables, pour leur passion, de longs déplacements à l’occasion d’un week-end ou de séjours plus prolongés. Nous n’avons pas encore rejoint le niveau atteint par la pêche de loisir aux Etats-Unis avec le poids économique qu’elle représente, mais il est certain que l’engouement actuel pour ce sport est bien réel et représente, sous diverses formes, une manne économique qu’il serait dommageable d’ignorer.[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Sortie Carnavenir au lac de St-Pardoux (87) Or, à ce jour, si personne ne conteste l’état dégradé de nos rivières ni la diminution des populations de carnassiers, ou encore la baisse continue et inquiétante du nombre de cartes de pêche (-25% en 10 ans), en revanche les tentatives de protection passent trop souvent par des restrictions apportées à l’activité même des pêcheurs (interdiction de certaines techniques ou matériels), plutôt que par de réelles mesures courageuses de protection des poissons. Cette situation est ressentie par de nombreux pêcheurs comme des entraves de plus en plus nombreuses à leur loisir alors même que les résultats continuent à être de plus en plus maigres, ce qui finit par les dégoûter immanquablement de la pratique de la pêche. De nouvelles voies sont donc à explorer. Si nous voulons, non seulement continuer nous-mêmes à profiter du plaisir de la pêche dans de bonnes conditions, mais surtout transmettre à nos descendants un patrimoine halieutique préservé, il est indispensable que chacun prenne conscience de la nécessité d’adopter un comportement responsable afin de protéger les ressources piscicoles. Les notions de développement durable, de précaution, etc. portées par la Charte de l’Environnement, doivent aussi s’appliquer à la protection du milieu aquatique, de sa faune, de sa flore et des activités qui l’entourent. Nous proposons six axes d’études visant à la création de mesures réglementaires, dont certaines sont de mise en oeuvre simple et sans aucun coût pour l’Etat ni pour la pêche associative, et peuvent même conduire à des économies sur les alevinages en particulier. De telles mesures permettraient de faire de la pêche de loisir une activité économique à part entière, un sport fédératif, un héritage halieutique préservé à léguer aux générations à venir, dans un cadre de respect de l’environnement et du patrimoine naturel. Dans ce domaine, une impulsion politique au niveau national nous paraît désormais indispensable et urgente.AXE N° 1 : La nécessité de quotas des prises pour la préservation des cheptels Le principe d’un quota journalier et annuel permettrait de limiter les prélèvements à un niveau raisonnable en fonction des possibilités de chaque milieu.Placés au sommet de la chaîne alimentaire, les carnassiers sont par nature les moins bien représentés en terme de densité dans nos eaux. Ainsi, en situation favorable, la proportion de carnassiers dans la biomasse totale de poissons est de l’ordre de 15 à 20%, soit 40 à 60 kg/ha de carnassiers pour une biomasse totale de 300 kg/ha. Les biomasses de carnassiers sont ainsi rapidement limitées et les captures annuelles sont de l’ordre de 15 à 30 kg/ha seulement, et ce, en conditions favorables alors que la plupart de nos milieux connaissent plutôt une situation dégradée et que les populations de carnassiers sont en nette régression. On voit bien ainsi l’impact que peut avoir un prélèvement massif de la part des pêcheurs sur des populations déjà fragilisées et dans des milieux de taille restreinte, d’autant que ces poissons connaissent des phases, courtes mais intenses, d’activité et d’agressivité qui peuvent les rendre très vulnérables. Cet impact, longtemps nié par les pêcheurs eux-mêmes, fait aujourd’hui l’objet d’un large consensus, malgré qu’il ne fait qu’aggraver une situation déjà dégradée par d’autres facteurs exogènes (pollution, etc.). Même dans un milieu naturel immense comme la mer, les conséquences des prélèvements excessifs de la pêche industrielle ont été démontrées par une étude qui a estimé qu’en 20 ans, la quantité de gros poissons a diminué de 80 à 90% dans les mers du monde. La nature n’est malheureusement pas inépuisable, même dans des biotopes de grande taille. Face à cette situation, et bien qu’il soit aussi nécessaire de développer des réponses positives de long terme (qualité de l’eau, frayères…) qui demanderont plus de temps, il paraît indispensable et urgent de promouvoir un comportement responsable visant à préserver les ressources. Les prises de conscience personnelles étant nécessaires mais insuffisantes, nous prônons une véritable réflexion avec les instances concernées sur l’instauration de quotas au niveau régional ou national, basée sur les études scientifiques nécessaires et prenant en compte les recommandations des acteurs de terrain. Une gestion durable consiste à ne pas prélever plus que la production naturelle d'un plan d'eau. La "récolte" doit donc être adaptée au potentiel, et ceci peut se calculer de façon rationnelle. Bien que très théorique (dans la mesure où elle suppose une connaissance parfaite du peuplement et de la part prélevable sans attaquer le "capital"), cette approche a au moins le mérite de mettre en évidence certains principes de gestion incontournables. Par exemple supposons un lac de 1000 ha, pouvant supporter sans dommage un prélèvement annuel de 1500 kg de sandres. Ce prélèvement peut s'effectuer de différentes façons. Par exemple sous la forme de 3000 poissons de 500 g, ce qui, avec un quota journalier de 6 poissons se traduit par 500 journées de pêches, 1500 journées avec un quota de 2 poissons. Ou encore, sous la forme de 500 poissons de 3 kg, ce qui se traduit par 83 jours de pêche (quota de 6), ou 250 jours de pêche (quota de 2). Ces chiffres montrent bien que, d'un point de vue purement comptable, pour augmenter le nombre de jours de pêche (avant d'avoir épuisé la quantité prélevable), il faut abaisser le quota journalier. Or, si le Code rural instaure un quota pour les truites, rien n’existe à ce jour pour les carnassiers. Le décret n°2002-965 du 2 juillet 2002 prévoit bien que le préfet peut diminuer le nombre de captures autorisées, mais un quota national de référence pour les carnassiers nous paraît également indispensable et urgent. Rappelons qu'un deuxième train de mesures était alors prévu au niveau national, avec notamment un projet de quota journalier de 5 ou 6 carnassiers, brochets et sandres confondus, mais ce dernier n’a jamais été intégré dans la législation. Ce projet de quota nous semble toutefois une mesure très insuffisante car aujourd’hui qui dépasse régulièrement ce résultat ? Et quelles eaux sont capables de supporter une telle pression de prélèvement ? Un quota ne saurait avoir un sens que s’il limite réellement les prélèvements abusifs et protège efficacement les populations de carnassiers présentes. On ne lutte pas contre l’insécurité routière en instaurant une limitation de vitesse à 230 km/h alors que la plupart des véhicules ne peuvent même pas atteindre techniquement une telle vitesse ! Or c’est exactement ce que l’on ferait en fixant un quota de prises disproportionné par rapport aux résultats de pêche habituels de l’immense majorité des pêcheurs. Par ailleurs, il est important de noter le fait que dans un groupe d’individus, il est toujours une partie de ce groupe qui s’accorde une tolérance quant à l’observation des seuils fixés. Aussi, il nous semble qu’un quota efficace ne saurait dépasser un niveau raisonnable de quelques unités par pêcheur et par jour.Toutes les espèces de carnassiers n’ont pas les mêmes facultés de reproduction et leurs situations de départ ne sont pas comparables. La situation de la perche, bien représentée mais dont il serait souhaitable de protéger les individus de bonne taille, et celle du silure, encore en phase d’expansion, pourraient faire l’objet d’examens spécifiques et de mesures locales de gestion efficace par certaines AAPPMA et Fédérations dans les eaux qu’elles gèrent. En revanche, sandres, brochets et black-bass doivent absolument faire l’objet de limitations de leurs prélèvements au niveau national. Le sandre, très recherché pour ses qualités gustatives, et ayant un mode et un taux de reproduction satisfaisants, un quota journalier de 2 sandres par pêcheur et par jour paraît acceptable. Le brochet, se trouvant en grandes difficultés de reproduction du fait de la raréfaction de ses frayères (disparition des zones humides et canalisation des rivières) et ayant une fécondité inférieure, pourrait faire l’objet d’un quota journalier d’un poisson. Quant au black-bass, sa situation très fragile en France, et particulièrement dans la moitié nord, justifierait un no-kill temporaire ou un quota journalier maximum d’un poisson. ____________________________ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], le plaisir de toutes les pêches !
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 Nombre de messages: 8815 Age: 29 Localisation: Mussidan (24) Prénom: Laurent Date d'inscription: 20/11/2006
 | Sujet: Re: [carnassiers]Propositions 2005 de l'association Carnavenir pour la protection des carnassiers Sam 24 Jan 2009 - 13:54 | |
| Un tel quota journalier serait très utilement complété par un quota annuel. En effet, l’impact sur le milieu d’un seul quota journalier n’est pas le même pour un pêcheur occasionnel et pour un pêcheur régulier allant à la pêche quasiment tous les jours. Dans l’hypothèse d’une limitation à 2 poissons par jour, le premier prélèvera peut-être une vingtaine de poissons dans l’année, alors que le second pourra en prélever en toute légalité plusieurs centaines, appauvrissant très sérieusement le cheptel public. Un niveau de quota annuel, à la fois raisonnable en terme de gestion piscicole et acceptable socialement, pourrait se situer aux alentours de 20 poissons par an. Bien entendu, cela suppose l’utilisation d’un carnet de captures obligatoire qui, s’il est correctement utilisé et retourné en fin d’année, pourrait servir en outre d’outil statistique pour mieux connaître les stocks à gérer et leur évolution. Voyons par ailleurs ce qui se passe du coté de nos voisins européens : En Hollande, depuis environ 10 ans, la pêche du brochet doit être pratiquée en "No kill" sur la plupart des eaux. S’agissant du sandre, en fonction des régions la règle est une limitation du nombre de prises à 2 ou à 3 par jour. Ceci explique en grande partie que la Hollande possède aujourd’hui un très bon cheptel de carnassiers. En Belgique, qui ne possède pas la qualité et l'étendue des eaux de la Hollande, les autorités ont le souci de maintenir l'équilibre d'un bon cheptel piscicole. Ainsi, en région Wallonne, un quota maximum de 2 brochets par pêcheur et par jour existe déjà depuis 2002, et en région Flamande un arrêté du 17 octobre 2003 oblige à une remise à l’eau systématique de tout brochet capturé, quelque soit sa taille, pour une période de 3 ans jusqu’au 31 décembre 2006. En Irlande, depuis déjà de nombreuses années, il est interdit de conserver plus d’un brochet par pêcheur et par jour. A l’heure de la construction européenne, la France pourrait ainsi s’inspirer des mesures prises par ses voisins et s’engager à son tour dans une démarche de protection des ressources. D’autant que les pays cités sont parmi les plus poissonneux d’Europe et que de nombreux pêcheurs français se déplacent pour y pratiquer leur passion, entraînant une perte de ressources bien dommageable pour notre pays, où l’on constate une diminution continue du nombre de cartes de pêche vendues. De nombreuses Fédérations Départementales de Pêche et de Protection des Milieux Aquatiques ont déjà adoptées de telles mesures (Cf liste non exhaustive en annexe 2). Une mesure législative nationale serait un signe fort de l’engagement public vers une gestion rationnelle et responsable des ressources.[b] Un quota national ne se concevrait toutefois que comme une limite maximale qui ne saurait être dépassée. En revanche, [b]il est indispensable de laisser aux AAPPMA et aux Fédérations Départementales toute latitude pour réduire ce quota lorsque les caractéristiques locales le justifient.AXE N° 2 : L’augmentation des tailles légales de captures, pour permettre plusieurs cycles de reproduction La législation française actuelle prévoit une taille minimale de capture permettant une 1ère reproduction des espèces. Toutefois, il nous semblerait préférable d’assurer 2 ou 3 cycles de reproduction avant prélèvement, en augmentant sensiblement la taille légale de capture de certaines espèces.En France, certains poissons font l’objet de mesures spécifiques de protection, comportant notamment une taille minimale de capture, en dessous de laquelle le poisson doit être obligatoirement relâché. Les tailles légales de capture actuelles de chaque espèce figurent à l’article R.236-23 du Code de l’environnement. C’est notamment le cas du brochet (50 cm), du sandre (40 cm) et du black-bass (30 cm depuis le 1er janvier 2005). Les perches font parfois l’objet d’une protection de ce genre sur certains plans d’eau. La logique française de la taille minimale consiste à permettre à chacun des poissons de ces espèces de se reproduire au moins une fois avant d’être pris, ce qui est supposé garantir la pérennité des cheptels. Pour le moins, force est de constater que cette mesure n’est actuellement plus suffisante. L’article L.436-5 du Code de l'environnement dispose que « des décrets en Conseil d'Etat, rendus après avis du CSP, déterminent les conditions dans lesquelles sont fixées, éventuellement par bassin, les dimensions au-dessous desquelles les poissons de certaines espèces ne peuvent être pêchés et doivent être rejetés à l'eau ; ces dimensions ne peuvent être inférieures à celles correspondant à l'âge de première reproduction.. ». La lecture de ce texte autorise à penser qu’elles peuvent donc être supérieures ! Et garantir par là même deux ou trois cycles de reproduction.En recoupant les différentes données scientifiques disponibles ainsi que les études menées par différents organismes (Cf. Annexe 1), et tout en sachant que ces données peuvent varier selon les caractéristiques du milieu, il est possible d’avancer que les tailles minimales actuelles correspondent effectivement sensiblement à la maturité sexuelle de chaque espèce et permettent donc un, mais un seul, cycle de reproduction : Il nous apparaît nécessaire de fixer des mailles supérieures à celles imposées par la réglementation actuelle. En effet, qu’y a-t-il à manger sur un brocheton de 50 cm ou un sandre de 40 cm ? A ces tailles, il s’agit à peine de jeunes adultes, tout juste aptes à se reproduire, et encore à condition que l’environnement le permette dans de bonnes conditions (frayères, température, nourriture…). Et chacun sait que les premières reproductions ne sont pas de bonne qualité et que la quantité d’oeufs produits est directement liée au poids du géniteur. Augmenter la taille minimale de capture, c’est donc permettre au poisson de continuer à grossir et de se reproduire plusieurs fois, avec une efficacité accrue.L’examen des mêmes données scientifiques et études montre que, pour le sandre et le brochet, la croissance est d’environ 10 cm par an à l’age concerné. En d’autres termes, pour assurer un 2ème ou un 3ème cycle de reproduction, il conviendrait d’augmenter la TLC par pas de 10 cm, ce qui aurait l’avantage de maintenir des chiffres faciles à mémoriser. Soulignons un point important : ces mesures portant sur les quotas ou les mailles n’ont jamais empêché les pêcheurs de pratiquer leur passion. Il est toujours possible de piquer et de combattre des poissons plus nombreux ou de tailles non réglementaires. Il s’agit simplement, une fois ces poissons pris, de les remettre à l’eau avec les précautions nécessaires, puis… de continuer à pêcher. Au contraire, les enquêtes halieutiques menées par les Fédérations et AAPPMA ayant adopté de telles mesures montrent un taux de satisfaction élevé des pêcheurs et une augmentation du nombre de cartes de pêche. En outre, ces mesures n’ont aucun coût de mise en oeuvre, permettent au contraire des économies sur les plans d’alevinage, et sont réversibles à tout moment.AXE N° 3 : La protection de chaque espèce pendant sa période de reproduction L’ouverture de la pêche des carnassiers est généralement calquée sur le calendrier de fraye du brochet, alors que les autres espèces frayent plus tardivement (perches, sandres, black-bass, silures). Chaque espèce à protéger devrait bénéficier d’une protection spécifique pendant sa période de reproduction.Comme la logique des tailles légales de capture adaptées aux biotopes, la question des dates d’ouverture et de fermeture de la pêche est à considérer selon chaque espèce et non principalement selon la période de fraye du brochet, comme c’est le cas actuellement. Les périodes de reproduction de chaque espèce (Cf. annexe 1 pour les références), basées sur une situation moyenne en France (périodes plus tardives dans les zones septentrionales et en altitude), sont rappelées dans le tableau ci-dessous : Un calendrier d’ouvertures échelonnées et assorties d’une obligation de relâcher les espèces n’ayant pas encore frayé permettrait de protéger plus efficacement ces dernières à un stade où elles sont particulièrement fragiles. Ainsi les périodes de « fermeture » seraient fixées par espèce et pourraient si besoin fluctuer selon les régions, les températures moyennes étant différentes du nord au sud et de l’est à l’ouest. Les pêcheurs ne seraient pas pénalisés puis qu’ils pourraient pratiquer leur passion sur les espèces dites « autorisées » au moment donné. Par ailleurs, des mises en réserve temporaires des principales zones de reproduction seraient également des mesures simples à mettre en oeuvre et très efficaces.AXE N° 4 : Les frayères, la condition indispensable à la reproduction En raison notamment de l’assèchement de zones humides et de canalisations de rivières, il nous semblerait utile que des lieux de frayères soient créés, restaurés et protégés, ce qui constituerait le point de départ nécessaire d’une future gestion patrimoniale des carnassiers.Chaque espèce de carnassier a son propre mode de reproduction. La femelle brochet pond ses oeufs sur des herbiers dans des zones peu profondes, la perche plutôt sur des branchages, le sandre et le black-bass construisent des nids sur des fonds propres ou caillouteux. Les pollutions, les rivières canalisées, l’assèchement des zones humides, l’abaissement des niveaux d’eau, conduisent de plus en plus à la raréfaction des frayères naturelles qui permettaient de bonnes reproductions des carnassiers de nos eaux. ____________________________ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], le plaisir de toutes les pêches !
Dernière édition par Fisher24 le Sam 24 Jan 2009 - 14:01, édité 1 fois |
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 Nombre de messages: 8815 Age: 29 Localisation: Mussidan (24) Prénom: Laurent Date d'inscription: 20/11/2006
 | Sujet: Re: [carnassiers]Propositions 2005 de l'association Carnavenir pour la protection des carnassiers Sam 24 Jan 2009 - 13:55 | |
| Le brochet, en particulier, est fortement touché car il ne se reproduit bien que dans des eaux peu profondes et herbeuses : bras morts, prairies inondées, marécages, des zones qui ont particulièrement souffert de l’activité de l’homme. Toute protection des espèces piscicoles ne peut se concevoir sur le long terme qu’associée à des créations, aménagements ou réhabilitations de frayères, afin d’offrir aux carnassiers présents les meilleures conditions pour se reproduire.Tout alevinage fait sans action sur les zones de fraye et sans limitation des prélèvements est voué à l’échec et n’aboutit qu’à un gaspillage de l’argent des pêcheurs. Cet alevinage ne profite alors seulement qu’à une certaine catégorie d’individus pour qui la pratique de la pêche se résume à la recherche d’une rentabilité financière de leur carte, par la conservation d’un nombre maximum de prises sur un délai très court. En revanche, un ensemble cohérent de mesures, constitué d’aménagements de secteurs propices à une reproduction naturelle, puis de rempoissonnements répartis sur quelques années et assortis d’un quota de prises et d’une maille adaptée, permettraient d’inverser la tendance et de retrouver durablement des eaux poissonneuses, pour le plaisir de tous.Deux exemples parmi d’autres de restauration de frayères ayant comme objectif de permettre aux brochets de se reproduire librement : La basse vallée du Doubs est un des écosystèmes aquatiques les plus riches de la région bourguignonne, avec des grèves sablo-limoneuses et des méandres abandonnés, abritant plusieurs espèces animales d'intérêt communautaire, comme la lamproie ou la loutre. Une opération engagée en 2003 a consisté, sous l'égide du Conseil Supérieur de la Pêche, à entretenir et à restaurer des reconnexions de bras morts à la rivière, assurer la mise en pâturage des 9 sites concernés et des déboisements afin de permettre la pénétration de la lumière nécessaire à ces frayères. Ces travaux ont reçu notamment le soutien financier des Fondations VELUX qui, fidèles à leurs actions de mécénat environnemental, y ont investi près de 305 000 euros. De son côté, la Fédération de Pêche d'Ille-et-Vilaine, dans le cadre de son Plan Départemantal pour la Protection des milieux aquatiques et la Gestion des ressources piscicoles, s'est également engagée dans un programme de création et de restauration de frayères à brochets. La Fédération souhaite ainsi instaurer une gestion patrimoniale, sans déversement de poissons. Le coût total des travaux est estimé à plus de 800.000 euros. Le financement est pris en charge à 80% par le contrat de plan, c'est-à-dire l'Europe, l'Etat, l'Agence de l'Eau Loire-Bretagne, le Conseil Régional et le Conseil Général. Sept secteurs ont été retenus, quatre sur le bassin du Couesnon et trois sur celui de la Vilaine. Les travaux comprennent la restauration du marais de Sougéal, la création d’une passe à poissons destinée à permettre l'accès des géniteurs au le marais avec protocole de suivi, création d’une frayère de 5.000 m2 sur un terrain communal, la restauration d'anciens biefs de moulins permettant aux juvéniles de se développer. Ces exemples doivent se multiplier sur tout le territoire et faire l’objet d’une démarche volontariste des instances locales, départementales et nationales de la pêche associative, avec le soutien, y compris financier, de l’Etat et des différents organismes publics concernés.AXE N° 5 : Le rempoissonnement, un palliatif en attendant une gestion patrimoniale des carnassiers Des campagnes d’alevinages en carnassiers réparties sur quelques années, dans les secteurs où cela est nécessaire, viseraient à reconstituer une population de base et une pyramide des ages correcte ; ces campagnes nécessitent à notre sens une fermeture temporaire de la pêche sur ces zones ou tout au moins l’obligation de relâcher tout poisson pris. L’objectif est d’évoluer progressivement vers une gestion patrimoniale des carnassiers. Les rempoissonnements sont toujours aléatoires et très coûteux. Il nous semble que la pêche devrait être interdite pendant un laps de temps suffisant après l’empoissonnement et sur la zone concernée, afin de permettre aux nouveaux venus de s’acclimater au milieu et de se répartir sur une aire géographique suffisante. La pêche acharnée des zones de lâchers des « poissons de bassines » dans les 3 semaines qui suivent, pour ensuite retrouver une rivière morte le reste de la saison est un gaspillage de l’argent des AAPPMA, donc de celui des pêcheurs et de la collectivité. Par ailleurs, si l’AAPPMA a procédé à un alevinage, c’est (normalement) que la faiblesse des populations autochtones de carnassiers le nécessite. L’afflux soudain et artificiel de poissons ne doit pas faire oublier cette faiblesse du milieu, qui nécessite d’autant plus une limitation des prélèvements. On ne peut pas à la fois se plaindre qu’il n’y a plus de poissons, du prix des cartes de pêche, et dans le même temps annihiler les tentatives de rempoissonnements. La demande de rempoissonnement de court terme restant forte de la part d’un certain nombre de pêcheurs, nous pouvons comprendre que les AAPPMA ne puissent pas se couper de cette partie de leurs adhérents et des ressources financières qu’ils représentent. Dans ces conditions, les AAPPMA devraient pouvoir consacrer une partie de leur budget à ce type d’activité, sous réserve de l’obligation d’en consacrer une autre partie à des actions de long terme, aménagements de frayères notamment. Une véritable gestion piscicole des carnassiers doit ainsi se développer, avec pour objectif de mettre en place progressivement une gestion patrimoniale comme cela se fait de plus en plus souvent pour les salmonidés. A long terme, l’argent ainsi économisé par les Fédérations et AAPPMA pourra être réorienté vers d’autres investissements, comme par exemple l’aménagement de mises à l’eau utiles aussi bien aux pêcheurs qu’aux secours, à l’entretien de parties de berges laissant le passage aux amoureux de la nature, à l’aménagement de postes de pêche pour les handicapés, ou tous autres travaux qui contribuent au maintien de la qualité de l’environnement et bénéficient à la collectivité. AXE N° 6 : La qualité de l’eau, au-delà de la pêche, est un bien précieux à gérer La canicule de l’été 2003 a été également un révélateur de la fragilité de nos eaux face à un dérèglement brutal ou/et prolongé. L’activité de l’homme est la principale cause des changements constatés sur notre environnement, et cela depuis le commencement de l’ère industrielle. L’aspect systématique de la canalisation des rivières et des fleuves, de la régulation des débits et donc par conséquence la suppression des lits majeurs – zones inondables servant à la reproduction d’une partie de la faune aquatique – tout comme les pollutions d’origines industrielles, agricoles ou domestiques en sont des exemples significatifs. Sans remettre en cause l’utilité passée ou présente de tels ouvrages, il est devenu nécessaire de préserver des zones humides, d'arrêter de canaliser davantage les rivières, de respecter le lit majeur des fleuves, de gérer différemment le problème des crues.
Quant à la qualité de l’eau, elle doit faire l’objet d’actions prioritaires de l’Etat en tant que véritable enjeu de société, bien au-delà des seuls impacts sur la pêche de loisirs, tant cet élément naturel est indispensable à la vie, au même titre que l’air. De nombreuses publications officielles donnent l’alerte sur ce point. Notamment un rapport parlementaire de 2003 qui précise que 90% des eaux de surface et 58% des eaux souterraines sont touchées par les pesticides ... et aussi le rapport "indice eaux douces et zones humides" du WWF qui souligne notamment les problèmes liés à l’agriculture, tant pour la consommation en eau (irrigation, pompages…) que pour la dégradation de sa qualité (nitrates, pesticides...). Et le traitement de l’eau coûte extrêmement cher à la collectivité. L’eau devient un produit précieux et la dimension nationale des solutions à mettre en oeuvre dépasse largement les seuls pêcheurs. Un développement durable doit être recherché, et la nécessité de donner une impulsion politique au niveau national nous paraît donc indispensable. Nombre de pêcheurs sont prêts à mettre leur connaissance des milieux et leur action associative bénévole au services de ces causes.____________________________ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], le plaisir de toutes les pêches !
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 Nombre de messages: 8815 Age: 29 Localisation: Mussidan (24) Prénom: Laurent Date d'inscription: 20/11/2006
 | Sujet: Re: [carnassiers]Propositions 2005 de l'association Carnavenir pour la protection des carnassiers Sam 24 Jan 2009 - 13:56 | |
| SYNTHESE DES PROPOSITIONS CARNAVENIR 2005 Au vu des considérations et justifications qui précèdent, et compte tenu des exemples de mesures déjà prises par un certain nombre de Fédérations Départementales ou AAPPMA (Cf. liste non exhaustive en annexe 2) qui peuvent servir de références, les propositions formulées par l’association Carnavenir peuvent s’articuler de la manière suivante, pour constituer un ensemble cohérent de mesures susceptibles d’améliorer de manière substantielle la situation des populations de carnassiers en France dans un délai de quelques années : Mettre en place un quota journalier et annuel de prises au niveau national, par exemple : - 2 ou 3 carnassiers / pêcheur / jour (quota commun brochet, sandre, black-bass) ou quota par espèce : 1 brochet / 2 sandres / 1 black-bass. - 20 carnassiers / pêcheur / an. - création d’un carnet de captures avec la carte de pêche. - prévoir la possibilité légale de quotas locaux spécifiques pour les perches au-delà d’une certaine taille et pour les silures. Augmenter les tailles légales de capture, par exemple : - Brochet 60 cm. - Sandre 50 cm. - Black-bass 35 cm. - prévoir la possibilité légale de tailles minimales locales spécifiques pour les perches et les silures. Protéger chaque espèce pendant sa période de reproduction (obligation de remise à l’eau de l’espèce concernée), par exemple : - Brochet : maintien des dates actuelles. - Sandre et perche : de l’ouverture jusqu’à fin mai. - Black-bass : de l’ouverture jusqu’à fin juin. Laisser aux Fédérations et aux Préfets la liberté de renforcer ces mesures lorsque les caractéristiques locales du milieu le justifient.
Recenser les principales zones de frayère et les mettre en réserve temporaire le temps de la fraye.
Lancer un plan national pluriannuel de réhabilitation de frayères et d’alevinages en juvéniles, afin d’évoluer ensuite vers une gestion patrimoniale. Intensifier la lutte pour la qualité de l’eau pour répondre réellement aux objectifs de la directive cadre européenne d’un bon état écologique des eaux en 2015. Doter les instances locales des moyens de contrôle nécessaires (garde-pêche) et lutter contre le braconnage avéré et le trafic de poissons. Intensifier la communication et le travail pédagogique à destination des pêcheurs et du public, pour leur faire prendre conscience de la fragilité des populations de carnassiers, et de la nécessité de modérer nos prélèvements. ANNEXE 1 : Références bibliographie et remerciements « Le brochet : biologie et gestion » - Professeur F.CHANCEREL – Collection Mise au Point du Conseil Supérieur de la Pêche. Etude de R.MYERS et B. WORM de l’Université de Dalhousie (Canada), citée par Bernard BRETON dans « Sea-River Newsletter » n°105 du 2 au 8 juin 2003. « Mise en valeur des étangs » - éditions Lavoisier Décembre 1992 - auteur : B BACHASSON professeur de pisciculture. Préface de R BILLARD, professeur au muséum d’histoire naturelle et chercheur INRA. « Ressources en eau n°7 ». - O Schlumberger - Editions du CEMAGREF Février 1993. « Aménagement écologique et piscicole des eaux douces » - Jacques ARRIGNON, hydrobiologiste - Editions Gauthier Villars 4ème trimestre 1976. « Le brochet, gestion dans le milieu naturel et élevage » Editions INRA. « Aquarevue » n°21 page 15, et n°22 page 25. « Le sandre (Sander Lucioperca) : Biologie, comportement et dynamique des populations en Camargue (Bouches du Rhône, France) », thèse de Doctorat en écologie des populations piscicoles, Nicolas POULET, Université Toulouse III Paul Sabatier – CEMAGREF UR Ressources Ichtyologiques en plan d’eau. Etude menée par la Fédération Départementale du Finistère sur le lac Saint Michel. Résultats issus des travaux de Argillier et al. (2003) et Forgeois (2003). Carnavenir remercie en outre pour leur participation et leurs conseils les adhérents et sympathisants de l’association Carnavenir qui ont contribué à la préparation de ce dossier grâce à leurs connaissances et à leur expérience de la gestion piscicole. ANNEXE 2 : Exemples de départements ayant mis en place des mesures spécifiques de protection des carnassiers (liste non exhaustive) ILLE-ET-VILAINE (35)Quota de 6 carnassiers par jour. Réhabilitation de frayères à brochet. AVEYRON (12)Quota de 5 carnassiers (brochets/sandres) par jour. Protection spécifique du sandre et du black-bass pendant la fraye. JURA (39)Quota de 5 carnassiers (brochets/sandres) par jour. Carnet de prises départemental. HAUTE-VIENNE (87)Quota de 5 carnassiers (brochets/sandres/black-bass) par jour, dont 2 brochets et 3 sandres. Taille minimale du brochet portée à 60 cm. Fermeture spécifique du sandre et du black-bass jusqu’à mi-juin. Expérience de frayères artificielles sur certains lacs de barrage. CANTAL (15)Quota de 3 carnassiers (brochets/sandres/black-bass) par jour. Fermeture spécifique du sandre et du black-bass jusqu’à mi-juin (pendant cette période toutes les techniques de pêche restent autorisées mais les espèces « fermées » doivent être remises à l’eau en cas de capture). Mise en réserve temporaire des principales zones de fraye jusqu’à mi-juin. LOT (46)Quota de 6 carnassiers. Restauration de frayères. Mise en réserve temporaire de frayères. PYRENEES ORIENTALES (66)Quota de 3 carnassiers (brochets/sandres/black-bass) par jour. Taille minimale du brochet portée à 60 cm, taille minimale du sandre portée à 50 cm. FINISTERE (29)Lac Saint Michel : quota de 2 brochets par jour. Carnet de captures obligatoire. Taille minimale du brochet portée à 65 cm. HAUTE-LOIRE (43)Barrage de Lavalette : quota de 3 carnassiers (brochets/sandres) par jour HAUTE SAVOIE (74)Lacs d’Annecy et Léman : quota de 5 brochets par jour et 80 perches par jour. MOSELLE (57)AAPPMA La Sarrebourgeoise : quota de 4 carnassiers (brochets/sandres) par jour. Taille minimale du sandre portée à 50 cm. Protection du sandre pendant sa fraye (ouverture fin mai). AUBE (10)AAPPMA des lacs de la Forêt d’Orient : quota de 2 carnassiers (brochets/sandres) par jour et 20 par an. Perches : quota de 30 par jour de moins de 35 cm, et de 4 par jour au-delà. Carnet de captures obligatoire. Taille minimale du brochet portée à 60 cm. Taille minimale du sandre portée à 50 cm. Protection spécifique du sandre et de la perche pendant leur fraye (mi mai). Mise en réserve de certaines zones de frayère (queues de lac). MEUSE (55)AAPPMA du lac de Madine : Taille minimale du brochet portée à 60 cm. COTE D’OR (21)Protection spécifique du black-bass pendant sa fraye jusqu’à fin juin. LOIRET (45)Protection spécifique du black-bass pendant sa fraye jusqu’à mi juin. Plusieurs AAPPMA ont mis en place des mesures de protection supplémentaires : tailles du brochet portée à 60 cm, du sandre portée à 50 cm, quotas de 2 ou 3 carnassiers par jour, parcours no-kill… LOIR-ET-CHER (41)Protection spécifique du black-bass pendant sa fraye (fin juin) sur le canal du Berry. AUDE (11)Taille minimale du sandre portée à 50 cm. TARN (81)Taille minimale du sandre portée à 50 cm. Protection spécifique du black-bass pendant sa fraye (fin juin). HAUTE GARONNE (31)Taille minimale du sandre portée à 50 cm. Merci à Carnavenir de m'avoir donné l'autorisation de diffuser cet article. ____________________________ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], le plaisir de toutes les pêches ! |
|  | | pêch-cailloux Modérateur


 Nombre de messages: 2427 Age: 44 Localisation: aiguillon Prénom: didier Date d'inscription: 22/09/2007
 | Sujet: Re: [carnassiers]Propositions 2005 de l'association Carnavenir pour la protection des carnassiers Mar 27 Jan 2009 - 22:41 | |
| salut a tous ! je suis étonné de voir que depuis samedi , personne n'a posté une refléxion positive ou négative a ce post ! toutes ces propositions pour le bien être de nos carnassiers ne devrait pas vous laisser indifférent que ce soit en pour ou en contre !! j'attendais un ou deux poste pour me prononcer mais puisque il n'y en a pas , je lance le débat !!!! faisons le point par point ! je sais que je ne vais pas me faire d'amis ce soir mais j'ai la franchise de dire ce que je pense !!
* mettre en place un quota journalier et annuel. 20 carnas par an , bien que l’idée est bonne pour la sauve garde des espèces ! Ne pensez vous pas que beaucoup de permis vont disparaître ! La création d’un carnet de capture ne sera que du papier en plus et que nous devrons payer de surcroît ! Ce dernier sauf avec une grande augmentation de gardes ne servira a rien et même , qui sera derrière le pêcheur pour lui tamponner ! Donner un taille légale a la perche , je me demande même pourquoi ils l’on sortie ! Mais pour le silure !!!!!!!!!!
* augmenter les tailles légale. là je suis tout a fait pour
*protéger chaque espèce pendant sa période de fraie. Certes l’idée est bonne , mais déjà que c’est le box entre les dates de chaque département ! Si en plus , on a plusieurs espèces là aussi je crains que pas mal d’actifs se mettent au repos !
* laissez aux fédérations et aux préfets la liberté. Je pense que c’est déjà un peu le cas , pas vous ?
* les réserves temporaires. Il faut tout de même savoir avant d’annoncer cela , qu’une réserve temporaire placée au même endroit pendant trois ans consécutif devient obligatoirement réserve fédéral ( source prise par un garde fédéral )
* la réhabilitation des frayères. Cela est une très bonne idée , mais qui vas le faire réellement ? qui ira mise a part les pêcheurs eux même sur le terrain ?
* pour la qualité de l’eau. C’est sur que beaucoup de choses doivent être fait sur ce point ! mais ce ne sera pas par nos critiques ou nos appels que cela sera fait , nous ne somme pas assez reconnus pour cela
* plus de gardes. Oui , c’est sur qu’il en faudrait plus ! mais un garde se paye !
* le travail pédagogique. Mais déjà maintenant pour les journées pêche , ils font appel aux pêcheurs pour éduquer les jeunes donc ce ne sera pas nouveau !
Plus bas dans ce superbe programme , on nous parle d’interdire la pêche sur les zones de rempoissonnement c’est bien ! Chez moi et je suppose aussi chez vous a moins que vous n’avez que des lacs ! Les lâchés se font sur 5 voir 6 km et lorsque la fédé donne ces poissons a lâcher c’est généralement a toutes les AAPPMA en même temps ! Ou vont pêcher les gars qui on pris leur permis !!!!!!
Enfin voilà ! j’en conclu que ce petit programme est pour moi ! Des restrictions total avec appel aux pêcheurs pour travailler et obligatoirement une hausse du permis car il faudra bien payer tous ces garde qui vont nous apprendre , contrôler et tamponner nos carnets autrement dit : pêcheur ton porte monnaie sera plus léger pour travailler sur des lieux ou tu ne pourra même pas pêcher ceci n'est que mon point de vus et n'engage que moi didier ____________________________ _________________Didier________________ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] |
|  | | Mepps 2 Silure


 Nombre de messages: 1163 Age: 25 Localisation: St Dizier 52 Prénom: Julien Date d'inscription: 23/06/2008
 | Sujet: Re: [carnassiers]Propositions 2005 de l'association Carnavenir pour la protection des carnassiers Mer 28 Jan 2009 - 2:05 | |
| C'est pas faux Didier, encore faut il être courageux et passionné à ce point pour se taper tout le texte, qui il faut bien l'avouer à du en laisser plus d'un sur le carreau (moi compris...). Je me suis donc diriger direct vers la synthèse... Mettre en place un quota journalier et annuel : Je ne pense pas : de plus en plus de pêcheurs pratiquent le no-kill par soucis de preservation de l'espèce mais aussi par crainte de choper une saloperie en le mangeant (il faut appeller un chat un chat, quand on voit la qualité des eaux et ces tonnes de plastiques ou polystyrènes qui flottent, çà ne donne plus du tout envie de manger nos prises...)S'il y a des quotas à mettre en place, ils devront s'adresser aux industriels et aux agriculteurs qui deversent des tonnes de produits chimiques nocifs à nos poissons dans leurs champs ou directement dans la rivière.A chaque pollution, l'Etat devrait immediatement prononcer des sanctions valables et non plus des amendes qui seront payer en 2 min de travail ...- création d’un carnet de captures avec la carte de pêche. Qui le financera ? encore les pecheurs ? Qui les consultera, puisque justement tout le monde pense qu'il n'y a pas assez de garde pour l'ensemble du territoire... Augmenter les tailles légales de capture, par exemple : - Brochet 60 cm. - Sandre 50 cm. - Black-bass 35 cm. - prévoir la possibilité légale de tailles minimales locales spécifiques pour les perches et les silures. Pour ce qui est des brochets, sandres et black-bass, je suis d'accord, d'autant plus qu'avec ses 10 centimètres de plus, ils ont plus de chances de se reproduire comme si bien expliquer. Le problème restera toutefois toujours le même, si personnes surveille, çà ne risque pas de fonctionner ... La perche n'est pas un poisson très recherché par le pecheur, beaucoup sont relachées et pour ma part, je n'ai jamais pecher une rivière sans en prendre... Quand au silure, parlons en ! Pour moi il est clair que les espèces sont menacées depuis son apparition. Les carpes, black-bass, sandres ne sont que du poisson fourrages pour lui, quelques soit la taille, et quelques soit la periode, le silure n'hesitera pas à engamer des dizaines, des centaines de nos carnassiers. De plus, ce poisson laid, vorace et sans valeur culinaire est peu pêcher, sa reproduction est surprenante : pour moi il est nécessaire de classer ce poisson comme nuisible et non pas le proteger avec une taille minimale ! Rencontrez les pecheurs de la Loire ou de la Saone, ils sauront vous dire à quel poids les carnassiers ont desserté depuis son appartion ! Protéger chaque espèce pendant sa période de reproduction (obligation de remise à l’eau de l’espèce concernée), par exemple : - Brochet : maintien des dates actuelles. - Sandre et perche : de l’ouverture jusqu’à fin mai. - Black-bass : de l’ouverture jusqu’à fin juin. Entièrement d'accord Laisser aux Fédérations et aux Préfets la liberté de renforcer ces mesures lorsque les caractéristiques locales du milieu le justifient. C'est actuellement leur boulot ... alors qu'il le fasse... Recenser les principales zones de frayère et les mettre en réserve temporaire le temps de la fraye. Inutile, puisque la pêche du brochet ou par toute technique qui voudrait le prendre même involontairement est suspendue pendant cette periode. On ne devrait donc pas voir ou peu de pecheurs dans ces zones de fin janvier à mai ...Une nouvelle fois, pendant cette periode, il serait de bon ton de voir des kepis dans ces zones pour controler les pecheurs qui y sont presents... Lancer un plan national pluriannuel de réhabilitation de frayères et d’alevinages en juvéniles, afin d’évoluer ensuite vers une gestion patrimoniale. Oui, et contrecarrer ces autorités qui pensent que la canalisation des rivières rendra un peu moins inondable le champ du copain. Dans certaines villes, on hesites pas a supprimer des arbustes, buissons, haies au bord des rivières. D'autres passent carremement le rateau dans le fond de la rivière dans un soucis d'esthétique. Il faut absolument arreter celà...L'alvinage peut être une solution mais il ne servira à rien tant que les industriels ou agriculteurs balanceront leurs saloperies ... Intensifier la lutte pour la qualité de l’eau ... et punir exemplairement tout pollueur ... Doter les instances locales des moyens de contrôle nécessaires (garde-pêche) et lutter contre le braconnage avéré et le trafic de poissons. 100% d'accord... Si l'Etat n'a pas assez de garde-peches, elle n'a qu'à recruter et accrediter les gardes benevoles sur un lot d'appma et sur le domaine public.
Intensifier la communication et le travail pédagogique à destination des pêcheurs et du public Idem, c'est bien, mais c'est aux federations de la faire ... Quelques interventions ou exposés devant des classes de collèges ou lycées afin de les sensibiliser, çà ne serait pas du luxe : les profs de biolo sont en general à la rue quand on leur cause prevention et preservation du milieu (si si je l'ai vu...) d'autant plus que c'est les jeunes qui seront l'avenir de la pêche. Un viandart de 40 ans a beaucoup de chance de le rester même si on lui dit que c'est mal tandis que les plus jeunes ont encore à l'âge de l'adolescance la faculté de se remettre en question...C'est vers eux je pense que le plus gros de la communication doit etre fait... |
|  | | pêch-cailloux Modérateur


 Nombre de messages: 2427 Age: 44 Localisation: aiguillon Prénom: didier Date d'inscription: 22/09/2007
 | Sujet: Re: [carnassiers]Propositions 2005 de l'association Carnavenir pour la protection des carnassiers Mer 28 Jan 2009 - 10:39 | |
| Là oui , julien avec tes arguments je signe de suite car il ne vont pas a l’encontre du pêcheur ! le vrais combat a mener pour la reproduction de nos carnassiers et ils en parlent d’ailleurs ! C’est un combat contre les centrales hydroélectrique qui par leurs montée et baisse d’eaux assèche les frayères ! C’est un combat contre tout pollueur qui pourrissent l’eaux sans aucun scrupule ! C’est le nettoyage de nos rivières et de leurs berges ! C’est d’arrêter de curer nos ruisseaux sous prétexte qu’a la moindre crue ça déborde ! Voilà le vrais combat à mener , et non pas de matraquer le pauvre pêcheur qui n’a pas leur fameuse étique . Comme tu le précise julien , le NO-KILL est déjà dans la tête des pêcheurs de carnassiers . Des restrictions comme celles proposées , si elles venaient a entrer en vigueur ! Elles ne ferait que diminuer les permis non pas pour le fait de NO-KILL , mais pour toutes les autres interdictions qui n’ont pas lieu d’être demandées . Et bien sur qui dit moins de permis , dit permis plus cher ! La pêche est un loisir encore abordable par tous aujourd’hui et j’espère qu’il en continuera ainsi ! Mais il est pas dit qu’avec des idées comme celles énoncées plus haut , notre cher pêche ne devienne pas un droit pour une certaine catégorie de personne qui pour sur aurons leur ETIQUE !!!!!! didier ____________________________ _________________Didier________________ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] |
|  | | Fisher24 Administrateur


 Nombre de messages: 8815 Age: 29 Localisation: Mussidan (24) Prénom: Laurent Date d'inscription: 20/11/2006
 | Sujet: Re: [carnassiers]Propositions 2005 de l'association Carnavenir pour la protection des carnassiers Mer 28 Jan 2009 - 14:14 | |
| | Mepps 2 a écrit: | | C'est pas faux Didier, encore faut il être courageux et passionné à ce point pour se taper tout le texte, qui il faut bien l'avouer à du en laisser plus d'un sur le carreau (moi compris...). |
Lire 4 pages, c'est quand même pas la mort. Surtout qu'on apprend quand même pas mal de choses ... qu'on soit pour ou contre les propositions.
| Mepps 2 a écrit: | | La perche n'est pas un poisson très recherché par le pecheur, beaucoup sont relachées et pour ma part, je n'ai jamais pecher une rivière sans en prendre... |
Pas vraiment d'accord. La perche est un poisson assez recherché, notamment en période de fermeture des carnassiers où de nombreux pêcheurs la recherche au ver. Et je peux t'assurer qu'en hiver certains font de véritables massacres en prélevant des vingtaines de perches pleines d'oeuf à chaque pêche. Certes on prend souvent des perches mais cette espèce souffre souvent de nanisme. Ce nanisme est dû d'une part à une sur-densité des perches mais aussi à une quantité de nourriture insuffisante (et/ou à une surface d'eau trop petite). Combien de perches de plus de 30 cm prend t-on par an ? Pas beaucoup. Un quotas élevé pour les "petites" perches et un quotas réduit pour les belles perches serait donc un moyen de lutter contre ce nanisme en prélevant de préférence les "petits" sujets.
| Mepps 2 a écrit: | Quand au silure, parlons en ! Pour moi il est clair que les espèces sont menacées depuis son apparition. Les carpes, black-bass, sandres ne sont que du poisson fourrages pour lui, quelques soit la taille, et quelques soit la periode, le silure n'hesitera pas à engamer des dizaines, des centaines de nos carnassiers. De plus, ce poisson laid, vorace et sans valeur culinaire est peu pêcher, sa reproduction est surprenante : pour moi il est nécessaire de classer ce poisson comme nuisible et non pas le proteger avec une taille minimale ! Rencontrez les pecheurs de la Loire ou de la Saone, ils sauront vous dire à quel poids les carnassiers ont desserté depuis son appartion ! |
Je ne suis pas du tout d'accord avec ces propos !! On attribue au silure la baisse des populations des autres carnassiers mais les raisons de cette baisse sont à chercher ailleurs (baisse du nombre de frayères, braconnages, ...etc) ! Le silure se saisit certe de proies parfois volumineuses mais un sujet de belle taille ne mangerait que 40 kg de poisson par an. Et puis un silure ne mange pas tous les jours. Donc dire que le silure engame des centaines de carnassier, c'est n'iumporte quoi. Si on compare au massacre que font les cormorans, le silure est un ange à côté. Et côté gustatif, sa chair est très appréciée de certains. Dans la Dordogne, le silure pullule depuis de nombreuses années. Les sujets de plus de 2 mètres sont monnaie courante et ont fait toujours autant de brèmes, carassins, et autres. Bref, il est pour moi impensable de classer ce poisson nuisible (rappellez-vous, lorsque le sandre est arrivé en France on l'accusait de la baisse des populations de brochets et maintenant, c'est un poisson très recherché et tout le monde est content de sa présence) ... et je me vois mal tuer un monstre de 2 mètres ... . Par contre, instaurer une taille légale de capture pour le silure est selon moi effectivement inutile. Je n'en voit pas l'intérêt.
| pêch-cailloux a écrit: | * mettre en place un quota journalier et annuel. 20 carnas par an , bien que l’idée est bonne pour la sauve garde des espèces ! Ne pensez vous pas que beaucoup de permis vont disparaître ! |
Pourquoi est-ce que ça ferait fuir les pêcheurs ?? Personnellement, je suis loin de garder 20 carnassiers par an !! En effet, il faut déjà attraper 20 carnassiers maillés, ce qui est loin d'être le cas de tous les pêcheurs. Moi je trouve que cette proposition est une bonne idée et je serai même plutôt d'avis à baisser ce quotas. Par contre il est vrai qu'une telle réglementation demanderai un nombre plus important de contrôles (et donc de gardes) ... et peut-être une augmentation du permis. C'est le revers de la médaille mais lorsqu'on aura plus de poisson, on n'aura plus besoin de se poser la question du prix du permis. Et si l'argent gagné avec les cartes de pêche était mieux utilisé (car il y a vraiment du gaspillage, je pense notamment à certains empoissonnements qui ne servent strictement à rien mis à part à contenter les pêcheurs), on pourrait augmenter le nombre de gardes-pêche sans augmenter le prix des permis ... .
| pêch-cailloux a écrit: | Plus bas dans ce superbe programme , on nous parle d’interdire la pêche sur les zones de rempoissonnement c’est bien ! Chez moi et je suppose aussi chez vous a moins que vous n’avez que des lacs ! Les lâchés se font sur 5 voir 6 km et lorsque la fédé donne ces poissons a lâcher c’est généralement a toutes les AAPPMA en même temps ! Ou vont pêcher les gars qui on pris leur permis !!!!!! |
Ta réflexion est juste Didier. Mais si l'empoissonnement est intelligent, ça peut se faire. Par intelligent, j'entend une interdiction de pêche qui n'est pas systématique. Par exemple, interdire la pêche sur une ou deux rivière du département pendant une année afin que les poissons lâchés deviennent sauvage (tout en faisant des lâchés sur les rivières autorisées à la pêche) ... et faire comme le sytème de la jachère, c'est à dire changer les rivières interdites à la pêche chaque année. Alors tu vas me dire que ça va énormément compliquer le règlement pour savoir chaque année quelles sont les rivières interdites à la pêche. Ok, mais je pense que ça serait plus intelligent que de faire des lâchés dans chaque trou d'eau et que 2-3 semaine après l'ouverture le ruisseau soit à nouveau vide. (là je parle des truites en première catégorie mais en 2ème catégorie il est tout à fait impossible d'interdire certains biefs pendant les lâchés de brochet ou autres).
| Mepps 2 a écrit: | Mettre en place un quota journalier et annuel : Je ne pense pas : de plus en plus de pêcheurs pratiquent le no-kill |
Certe le No-kill (ou le prélèvement raisonnable et raisonné) est beaucoup pratiqué mais je reste persuadé qu'une bonne majorité des pêcheurs ne le pratiquent toujours. Le No-kill est essentiellement pratiqué par les jeunes (aussi par des moins jeunes biensûre) pêchant au leurre. Les anciens et les pêcheurs au vif ont beaucoup moins cette mentalité. Or la pêche au vif est encore très pratiquée.
Bref tout ceci n'est pas simple, et je trouve ça bien d'en parler.
Lolo.____________________________ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], le plaisir de toutes les pêches !
Dernière édition par Fisher24 le Mer 28 Jan 2009 - 16:10, édité 2 fois |
|  | | luc 37 Silure


Nombre de messages: 387 Age: 61 Date d'inscription: 12/03/2007
 | Sujet: Re: [carnassiers]Propositions 2005 de l'association Carnavenir pour la protection des carnassiers Mer 28 Jan 2009 - 15:27 | |
| Bonjour, Je répondrai juste à une remarque. Voilà dix ans que chaque année il y a de moins en moins de pêcheurs. 30% de moins alors qu'il n'y a aucune réglementation de quota concernant le carnassier. Mais peut-être qu'il y a moins de pêcheurs parce qu'il y a moins de carnassiers. Je sais certains vont me répondre qu'il faur comptabiliser ceux qui pêchent sans permis parce que trop cher, mais là rien n'est démontrer. Il est tout de même temps que les pêcheurs se prennent en main. Je ne vais citer qu'un exemple qui concerne la pêche du sandre dans le département d'Indre-et-Loire où j'habite. Le préfet du département n'a pas accepté la demande d'arrêté pour autoriser à la fédé la fermeture du sandre durant sa période de reproduction et ce pour favoriser la demande des pêcheurs pro. Le sandre par chez nous régresse de plus en plus et les silures n'y sont pour rien. Une réglementation et une modification du code rurale est à revoir. | Citation: | le vrais combat a mener pour la reproduction de nos carnassiers et ils en parlent d’ailleurs ! C’est un combat contre les centrales hydroélectrique qui par leurs montée et baisse d’eaux assèche les frayères ! C’est un combat contre tout pollueur qui pourrissent l’eaux sans aucun scrupule ! C’est d’arrêter de curer nos ruisseaux sous prétexte qu’a la moindre crue ça déborde ! |
Je suis d'accord avec toi Didier mais crois-tu que ce soit le rôle d'une association ou plutôt surtout de notre ministère du développement durable. On ne peut pas demander à une association de s'occuper de ce qui ne la concerne pas, quand déjà on ne partage pas ce qui la concerne.
| Citation: | | C’est le nettoyage de nos rivières et de leurs berges ! |
Ces actions ne concernent pas que les pêcheurs. Et heureusement des initiatives sont prises. Par exemple le conseil Général d'Indre-et-Loire organisait chaque année avec l'aide des association de randonneurs de vélo, de pêcheurs, d'étudiants un nettoyage de plusieurs kilométres sur les bords de la Loire du Cher et de L'indre. Donc ces actions existent mais seulement par la volonté de politiques. Ce qui n'empêche que beaucoup d'AAPPMA font chaque annèe un week-end de nettoyage sur les berges de leur lot de pêche. Et chaque année à l'assemblée générale il est mentionné que peu de pêcheurs sont venus donner un coup de main. |
|  | | Mepps 2 Silure


 Nombre de messages: 1163 Age: 25 Localisation: St Dizier 52 Prénom: Julien Date d'inscription: 23/06/2008
 | Sujet: Re: [carnassiers]Propositions 2005 de l'association Carnavenir pour la protection des carnassiers Mer 28 Jan 2009 - 16:52 | |
| | Fisher24 a écrit: | | Lire 4 pages, c'est quand même pas la mort. Surtout qu'on apprend quand même pas mal de choses ... qu'on soit pour ou contre les propositions. |
Je comprends bien Lolo, certes le sujet est interessant, mais pour moi c'est la longueur du texte qui à rebuter pas mal de membres à repondre...
| Fisher24 a écrit: | | La perche est un poisson assez recherché, notamment en période de fermeture des carnassiers où de nombreux pêcheurs la recherche au ver. |
Faute de mieux, ils recherchent la perche par alternative. Ce n'est donc pas un poisson specifiquement recherché. Concernant ces boucheries que tu cites, je n'ai pour mart jamis vu ce cas là : la solution serait donc une fermeture de la perche similaire à celle du brochet en deuxième. L'idée du taille max. est difficilement controlable et peut facilement preter à confusion.
| Fisher24 a écrit: | | Le silure (...) ne mangerait que 40 kg de poisson par an. |
Sachant que celui-ci peut vivre jusqu'à plus de 30 ans, il mangerait donc en moyenne 1.2t de poisson pendant sa vie. On peut aisement penser que dans ce poids total, il y ait une centaine de kilos qui soit du carnassier ...
Quand aux sandres et aux cormorans, ne melangeons pas tout, çà n'a rien a voir. Le sandre ne mange pas 40 kg de poissons par an, et bien qu'il ait une fertilité importante, il n'a pas la même rapidité de production que le silure. (une femmelle de 100kg peut pondre jusqu'à 2 600 000 oeufs) Il aura fallu 40 ans au sandre pour coloniser la plupart de nos eaux de seconde categorie là où le silure à mis moins de 15 ans ... Qui va reguler cette explosion demographique ? Lorsque les eaux seront saturées de silures, quels impacts çà aura sur la biodiversité de nos rivières et fleuves ? S'il s'avère effectivement qu'il est recherché et que pas mal de pêcheurs soit content de sa presence, on pourrait au moins laisser le choix à ceux qui n'en veulent pas et qui pensent que sa presence met en peril certaines espèces. C'est pourquoi je propose que le silure doit donc être classé comme nuisible dans les eaux du domaine privé de seconde categorie.
| Fisher24 a écrit: | | et peut-être une augmentation du permis. C'est le revers de la médaille mais lorsqu'on aura plus de poisson, on n'aura plus besoin de se poser la question du prix du permis. |
Les pecheurs paient assez comme çà... Il faut appeller un chat un chat les gars ! 80€ de carte et en plus, soucieux du patrimoine piscicole, on rebalance la quasi totalité de nos prises. Que faut il payer de plus ? La pêche n'est pas non plus un loisir reservé à une élite, je suis desolé : çà suffit de payer encore et encore plus. Les industries et certains agriculteurs ont suffisament d'argent pour se payer des engrais nocifs, ils n'auront aucun mal à payer des amendes exemplaires en cas de pollution avérée. Cet argent devrait ligitimement être reversé aux federations qui elles seules, actuellement, se preocupe de la qualité des eaux.
| Fisher24 a écrit: | | interdire la pêche sur une ou deux rivière du département pendant une année afin que les poissons lâchés deviennent sauvage |
L'idée ne me deplait pas Lolo, mais alors dans certains cas, il faudra faire plusieurs kilomètres pour atteindre une rivière alors qu'on en a une à coté de chez nous ... çà risque de grogner... C'est encore une solution qui penalise le pecheur et je suis contre ce principe. Si les eaux n'etaient pas de si mediocre qualité, les poissons lâchés n'auraient aucun mal a redevenir sauvages. Encore faut il qu'ils proviennent de piscicultures fiables, ce qui n'est pas le cas pour toutes les federations ... |
|  | | Fisher24 Administrateur


 Nombre de messages: 8815 Age: 29 Localisation: Mussidan (24) Prénom: Laurent Date d'inscription: 20/11/2006
 | Sujet: Re: [carnassiers]Propositions 2005 de l'association Carnavenir pour la protection des carnassiers Mer 28 Jan 2009 - 17:30 | |
| | Mepps 2 a écrit: | Lorsque les eaux seront saturées de silures, quels impacts çà aura sur la biodiversité de nos rivières et fleuves ? S'il s'avère effectivement qu'il est recherché et que pas mal de pêcheurs soit content de sa presence, on pourrait au moins laisser le choix à ceux qui n'en veulent pas et qui pensent que sa presence met en peril certaines espèces. C'est pourquoi je propose que le silure doit donc être classé comme nuisible dans les eaux du domaine privé de seconde categorie. |
Toujours pas d'accord. Là où le silure est présent en nombre depuis plusieurs années, il a été démontré qu'il y avait une auto-régulation. Et peu de gens le savent, mais le plat principal du silure, c'est l'écrevisse. Le silure, comme tous les carnassiers est un opportuniste. Il saisit donc prioritairement les proies faciles donc malades. Je ne suis pas certain que le silure attrape vraiment beaucoup de carnassiers, qui sont trop vifs. Ou alors ce sont des poissons qui ne sont pas en grande forme. Bref il ne faudrait pas que le débat ne tourne qu'autour du silure.
| mepps 2 a écrit: | | Fisher24 a écrit: | | et peut-être une augmentation du permis. C'est le revers de la médaille mais lorsqu'on aura plus de poisson, on n'aura plus besoin de se poser la question du prix du permis. |
Les pecheurs paient assez comme çà... Il faut appeller un chat un chat les gars ! 80€ de carte et en plus, soucieux du patrimoine piscicole, on rebalance la quasi totalité de nos prises. Que faut il payer de plus ? La pêche n'est pas non plus un loisir reservé à une élite, je suis desolé : çà suffit de payer encore et encore plus. Les industries et certains agriculteurs ont suffisament d'argent pour se payer des engrais nocifs, ils n'auront aucun mal à payer des amendes exemplaires en cas de pollution avérée. Cet argent devrait ligitimement être reversé aux federations qui elles seules, actuellement, se preocupe de la qualité des eaux. |
Ce n'est pas moi qui te dirait que le permis n'est pas chèr. Je le paie plus de 80 € et je trouve ça assez chèr. Mais le problème, c'est surtout que l'argent de notre permis n'est pas utilisé de façon intelligente. Il y a beaucoup trop de gaspillage avec des opératios coûteuses et qui ne servent à rien ou pas grand chose. D'accord avec toi quand tu dis qu'il faudrait appliquer le fameux "pollueur-payeur".
| mepps 2 a écrit: | | Fisher24 a écrit: | | interdire la pêche sur une ou deux rivière du département pendant une année afin que les poissons lâchés deviennent sauvage |
L'idée ne me deplait pas Lolo, mais alors dans certains cas, il faudra faire plusieurs kilomètres pour atteindre une rivière alors qu'on en a une à coté de chez nous ... çà risque de grogner... C'est encore une solution qui penalise le pecheur et je suis contre ce principe. |
Faut arrêter aussi de toujours râler et de ne pas regarder plus loin que le bout de son nez (attention, je ne dis pas ça pour toi Julien) !! Qu'on ne me dise pas qu'une interdiction de pêche dans 2-3 ruisseaux (ou petites rivières de 1ère catégorie) par département serait un handicap pour les pêcheurs !!! Surtout si ces ruisseaux ne sont pas les mêmes d'année en année. Et selon moi, ça serait le meilleur moyen de faire un empoissonnement efficace. Empoissonner une rivière pour que 95% du poisson lâché soit pris dans le mois qui suit, ça ne sert à rien ... .
| mepss 2 a écrit: | | Si les eaux n'etaient pas de si mediocre qualité, les poissons lâchés n'auraient aucun mal a redevenir sauvages. Encore faut il qu'ils proviennent de piscicultures fiables, ce qui n'est pas le cas pour toutes les federations ... |
D'accord sur la qualité de l'eau ... mais pour que les poissons deviennent sauvages, encore faudrait-il qu'ils ne soient pas pêchés dans le mois qui suit le lâché.
Cela me fait pensé à la date de lâché des truites. J'ai toujours trouvé abérant de ne les lacher qu'une semaine ou deux avant l'ouverture (voire 2-3 jours avant). Peut-être serait-il plus judicieux de les lâcher des la fermeture de la première catégorie (fin septembre - début octobre) avec certes le risque de voir quelques poissons filer en aval dans les 2ndes catégories mais avec plus de chances de trouver du poisson "sauvage" pour l'ouverture ... c'est à dire du poisson qui ne sautera pas sur tout ce qui bouge. Mais là c'est sûr, il y aurait moins de prises à l'ouverture et certains râleraient encore ... .
Lolo.____________________________ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], le plaisir de toutes les pêches ! |
|  | | Mepps 2 Silure


 Nombre de messages: 1163 Age: 25 Localisation: St Dizier 52 Prénom: Julien Date d'inscription: 23/06/2008
 | Sujet: Re: [carnassiers]Propositions 2005 de l'association Carnavenir pour la protection des carnassiers Mer 28 Jan 2009 - 17:56 | |
| | Lolo a écrit: | Cela me fait pensé à la date de lâché des truites. J'ai toujours trouvé abérant de ne les lacher qu'une semaine ou deux avant l'ouverture (voire 2-3 jours avant).Peut-être serait-il plus judicieux de les lâcher des la fermeture de la première catégorie (fin septembre - début octobre) avec certe le risque de voir quelques poissons filer en aval dans les 2ndes catégories mais avec plus de chances de trouver du poisson "sauvage" pour l'ouverture ... c'est à dire du poisson qui ne sautera pas sur tout ce qui bouge. Mais là c'est sûr, il y aurait moins de prises à l'ouverture et certains râleraient encore ... |
C'est pas faux. J'ai fait partie d'une société de pêche privée qui faisait un peu ce systeme là en lâchant en fin d'année des "génitrices" quasi en source de la rivière. Elles ont données de bons resultats et sont majoritairement restées malgré les crues. D'autres lâchés y etaient faits regulièrement tout au long de l'année.
Ce fut la politique d'un president intelligent, épaulé par un garde benevole actif et passionné. Tout deux ont refuser de delivrer ces actions de pêche aux pecheurs reputés viandards, et ont annulés pendant une periode de 2 ans comme conformement au reglement interieur à la société les actions des pêcheurs pris en flagrant délit de braconnage, ceux qui pechaient grâce aux moyens non autorisés, et ceux qui detenaient des prises inferieures à la taille legale.
Toutes infractions etaient notifiées à la federation avec l'identité du pecheur fautif.
A noter les rondes de la gendarmerie à chaque ouverture pour le proteger en cas de negociations infructueuses et dans le cas de controles d'alcoolemie.
En moins de 3 ans, la societé "epurée" constatait la presence regulière à l'année de truites. Preuve que çà peut marcher si encadré et surveiller.
Certes c'etait un peu barbare comme méthode, mais Dieu que cette societé tournait bien depuis ... mais bon c'est une autre histoire, desolé du HS |
|  | | RCA Gardon


 Nombre de messages: 12 Age: 48 Localisation: 77 Prénom: René-Charles Date d'inscription: 20/01/2009
 | Sujet: Re: [carnassiers]Propositions 2005 de l'association Carnavenir pour la protection des carnassiers Mer 28 Jan 2009 - 22:06 | |
| Salut à tous et merci pour ce débat qui est très sain, même si tout le monde n'est pas d'accord (ce qui est un peu le principe d'un débat...) mais en tout cas ça reste poli et argumenté. Je précise d'ailleurs que ces propositions sont issues de plusieurs mois de discussions entre membres de Carnavenir, et que des positions différentes ont pu être exprimées. Quelques éléments complémentaires pour ma part : Pour la perche et le silure, il n'a clairement pas été demandé de protection spécifique au niveau national. La seule chose, c'est que, peut-être, ça pourrait se justifier ici ou là. Bon, personnellement je ne suis pas trop demandeur, la perche n'a pas trop de problèmes de reproduction, et le silure reste en beaucoup d'endroits en expansion, même s'il se stabilise dans d'autres et aurait même commencé une régression sur certains endroits. Car, pour revenir sur le silure, bien sur que cette espèce finira par se réguler, et Lolo a raison de rappeler qu'à l'origine le sandre a fait l'objet des mêmes critiques, d'ailleurs ces 2 espèces viennent de la même région où ils cohabitent très bien. Après je ne dis pas que le silure n'a aucun impact, mais vouloir faire croire qu'il va tout dévorer jusqu'à ne plus y avoir de poissons dans les rivières est un fantasme, là où il est présent depuis longtemps on ne constate pas cette catastrophe (à la limite il régule surtout la brème et le poisson chat...), et là où il est en phase d'expansion il faut peut-être rechercher les sandres ailleurs car il est possible que l'arrivée du silure bouscule leurs habitudes, mais de là à tous les bouffer il y a une énorme marge. On pourrait faire un sujet à part entière sur le silure, mais je vous invite à lire le rapport établi par le CSP, donc peu suspect de subjectivité, qui ne conforte pas cet espèce de catastrophisme. Je m'arrête là car il y aurait beaucoup de choses à dire, mais enfin ce n'est pas le coeur de ces propositions. Sur le fait que des mesures supplémentaires de protection (augmentation des tailles de capture, etc) conduiraient à une baisse du nombre de pêcheurs, là je veux vraiment m'inscrire en faux. D'abord, au contraire, le nombre de pêcheurs baisse inexorablement depuis longtemps (-1/3 en 10 ans !) sans ces mesures. Même, si l'on regarde les baisses par départements, les plus touchés sont ceux où aucune mesure n'a été prise. Inversement, j'ai analysé de très près plusieurs cas d'AAPPMA qui ont pris ce genre de mesures et le résultat est éloquent : au lieu de perdre des pêcheurs, elles en gagnent !!! Pourquoi ? Nous on pense que c'est parce que ces mesures portent leurs fruits et qu'il y a plus de poissons à prendre, et des plus gros, et que du coup les pêcheurs, qui râlent un peu au début c'est vrai, finissent par être extrêmement satisfaits du résultat. Je regarde si j'ai d'autres points à relever, le débat est riche... |
|  | | RCA Gardon


 Nombre de messages: 12 Age: 48 Localisation: 77 Prénom: René-Charles Date d'inscription: 20/01/2009
 | Sujet: Re: [carnassiers]Propositions 2005 de l'association Carnavenir pour la protection des carnassiers Mer 28 Jan 2009 - 22:19 | |
| Ha oui, un point important, le fait de dire que les quotas seraient inutiles car de plus en plus de pêcheurs pratiqueraient le no-kill ou un prélèvement raisonné. Ce n'est pas faux, effectivement je vois de plus en plus de pêcheurs relacher leurs poissons. Mais de là à croire que c'est une généralité, il y a une marge ! J'ai de multiples cas, notamment de massacres de sandres (surtout sur leurs frayères, c'est le plus facile  ), de black-bass ou de sandres, avec des poissons ramassés par seaux entiers. Un seul exemple : j'avais sympathisé avec le garde d'une AAPPMA qui gérait des plans d'eau de petite taille (qq ha). Ils étaient favorables au prélèvement raisonné, mais ne voyait pas l'intérêt d'imposer des restrictions. Un jour 2 types se pointent sur la frayère à sandres (dans mon département, l'ouverture est en avril, en pleine fraye des sandres) et font uen vingtaine de poissons dans la matinée, tous dans le coffre de la voiture  Le garde était dégoutté  Le problème c'est que le lendemain matin les 2 types étaient à nouveau là, coffre grand ouvert pour une nouvelle razzia Alors un quota c'est juste dire : prélever raisonnablement, ok, pas de problème, mais tout garder sans savoir se limiter, au prétexte de rentabiliser sa carte, c'est tout simplement irresponsable et inadmissible. Donc un quota est là simplement pour limiter ces excès, je ne vois rien de choquant là dedans. |
|  | | Fisher24 Administrateur


 Nombre de messages: 8815 Age: 29 Localisation: Mussidan (24) Prénom: Laurent Date d'inscription: 20/11/2006
 | Sujet: Re: [carnassiers]Propositions 2005 de l'association Carnavenir pour la protection des carnassiers Mer 28 Jan 2009 - 22:32 | |
| | RCA a écrit: | | Salut à tous et merci pour ce débat qui est très sain, même si tout le monde n'est pas d'accord (ce qui est un peu le principe d'un débat...) mais en tout cas ça reste poli et argumenté. |
C'est bien de le souligner. Effectivement certaines opinions divergent mais le débat est intéressant car tout le monde se respecte et argumente son point de vue.
Sinon, par tes propos, tu confirmes ce que je pense.
Lolo.
P.S. : Par ailleurs, je remercie Didier d'avoir "ouvert le bal" car je trouvais dommage que personne ne réagisse à l'article ... car il y a tant de choses à dire !____________________________ [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], le plaisir de toutes les pêches ! |
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