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 Les espèces les plus courantes

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Fisher24
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MessageSujet: Les espèces les plus courantes   Ven 29 Déc 2006 - 11:13

Les habitants de nos eaux libres ou closes étant extrêmement nombreux, nous nous limiterons aux principaux, les plus largement répandus. Pour chaque espèce (classée par ordre alphabétique), vous trouverez une description ainsi qu'une photo (cliquez sur l'image pour l'agrandir).


L'ablette : Alburnus alburnus. Famille : cyprinidés. Taille : 12-15 cm, jusqu'à 25 cm. Poids : 20-50 g, jusqu'à 200 g.

C'est le populaire "poisson d'argent". Sa reconnaissance est parfois compliquée par sa possible hybridation avec le chevesne. Le corps est fuselé, les écailles brillantes, facilement détachables ; la ligne latérale, bien marquée, est entière et dessine une courbe au niveau abdominal. La bouche est petite, orientée vers le haut. Le dos est brun ou gris foncé ; les flancs présentent des reflets verts au-dessus de la ligne latérale. Les nageoires sont grises.
Ses besoins en oxygène sont analogues à ceux du goujon, c'est à dire assez élevés. C'est pourquoi ce poisson affectionne les eaux claires et courantes.
L'ablette est omnivore, se nourrit au fond de mollusques, larves d'insectes, débris végétaux, crustacés, et vient fréquemment moucheronner en surface dès la belle saison.
En été, on peut très facilement repérer en surface les bancs parfois importants que forme ce poisson fondammentalement grégaire.


L'amour blanc : Ctenopharyngodon idella. Famille : cyprinidés. Taille : jusqu'à 1,3 m. Poids : jusqu'à 40 kg.

L'amour blanc ne ressemble guère à la carpe, malgré son appellation de carpe chinoise. Le corps, beaucoup moins haut, plus fuselé, est entièrement couvert de grandes écailles. La tête est massive, assez grosse, arrondie. La nageoire dorsale, très petite, s'implante à l'aplomb des nageoires pelviennes.
L'amour blanc ne se rencontre en principe pas à l'état sauvage en Europe. c'est un poisson importé de Chine et élevé en pisciculture en accompagnement d'autres poissons, généralement des cyprinidés, avec pour rôle d'éliminer les herbes inutiles au fond des bassins et de étangs.


L'anguille : Anguilla anguilla. Famille : anguillidés. Jeunes anguilles : civelles. Taille : 30 à 50 cm pour les mâles et 40 à 100 cm (voire même jusqu'à 2 m) pour les femelles. Poids : jusqu'à 3,5 kg.

L'anguille possède une paire de nageoires pectorales petites. Une nageoire impaire soutenue par plus de 500 rayons parcourt toute la partie postérieure. L'anguille est serpentiforme, la tête est conique, les yeux très petits.
L'ouverture operculaire, très réduite, jouxte les pectorales. Les mâchoires sont puissantes, l'inférieure déborde la supérieure. Deux paires de narines, au bout du museau et juste en avant des yeux, indiquent le rôle considérable de l'odorat chez l'anguille. La peau est recouverte d'un abondant mucus. Cette peau peut absorber l'oxygène atmosphérique de façon efficace. Au bout de 3 ou 4 ans, de nombreuses écailles très petites apparaissent. Elles ne se recouvrent pas les unes les autres. Les jeunes anguilles (civelles) ont une coloration dominée par le jaune, le dos étant plus foncé. Les adultes sont gris foncés à brun avec le ventre blanchâtre. La ligne latérale est nettement visible.
L'anguille est fréquente dans toute l'Europe, on la rencontre aussi bien dans les calmes zones à brème que dans les ruisseaux à truites, des estuaires aux lacs et étangs de plaine. C'est une espèce catadrome, c'est à dire qu'elle vit et se développe en eau douce, mais va frayer dans les eaux salées de la mer des Sargasses, vers la côte est des Etats-Unis, au terme d'une migration de plusieurs milliers de kilomètres.
Omnivore durant toute la vie adulte, l'anguille se nourrit d'invertébrés benthiques, mais aussi d'alevins, d'oeufs, d'écrevisses, et même de batraciens. Son séjour en eau douce peut se prolonger jusqu'à une vingtaine d'années. Puis, le métabolisme se transforme peu à peu avant la dévalaison vers la mer.
C'est un poisson relativement sédentaire en eau douce, vivant au fond et très actif, surtout la nuit.


Le barbeau : Barbus barbus. Famille : cyprinidés. Jeunes barbeau : barbillons.Taille : 30 à 40 cm, jusqu'à 1 m. Poids : exceptionnellement jusqu'à 12 kg.

Barbus barbus est un poisson longiligne, fusiforme. Le museau allongé porte à l'avant 2 barbillons courts implantés juste au-dessus de la lèvre supérieure épaisse. Celle-ci déborde nettement l'aplomb de la mâchoire inférieure, très courte, et présente juste à la commissure 2 autres barbillons plus longs que les barbillons supérieurs. Les yeux, petits, sont axés vers le bas. Les écailles, bien développées, sont solidement implantées. La ligne latérale noirâtre tranche assez bien sur les flancs vert-jaunâtre. Le dos est brun, le ventre crème, les nageoires orangées.
Le barbeau se plait dans les courants moyens et les eaux pures à fond sableux ou caillouteux. Il stationne ausis volontier dans les contre-courants créés par les piles de pont. Il ne redoute pas non plus les courants plus violents, dans lesquels il godille puissamment.
Comme tous les poissons munis de barbillons, ces organes si sensibles, le barbeau est un fouisseur se nourrissant de mollusques, de vers, d'oeufs, d'alevins, de larves, et aussi d'écrevisses, pour lesquelles il montre un attrait prononcé. Ce poisson grégaire forme des bancs souvent denses que l'on peut parfois repérer lorsque certains individus se retournent au fond, laissant voir l'éclair blanchâtre de leur ventre.


Le black-bass : Micropterus salmoïdes. Famille : centrarchidés. Taille : 20 à 40 cm, jusqu'à 80 cm.

Le nom commun (perche truitée) et les noms étrangers évoquent sa ressemblence avec la perche. Cependant, certains critères rendent le black-bass aisément identifiable. Le dos est moins bossu que celui de la perche. La première nageoire dorsale est également hérissée d'arcs épineux, mais elle est petite. La seconde dorsale est plus haute. La caudale est peu échancrée , les lobes étant assez arrondis. Les pelviennes sont implantées à l'aplomb des pectorales. La tête est massive, la bouche, très largement fendue, présente une mâchoire inférieure puissante, débordant nettement la mâchoire supérieure. Le dois est vert foncé à noir, des marbrures noires plus ou moins losangiques ou diffuses parcourent tout le corps le long d'un axe médian. La ligne latérale suit dans son tracé la courbure du dos. Le ventre est clair, blanc à jaunâtre.
Originaire d'Amérique du Nord, le black-bass a été implanté dans diverses rivières, lacs et étangs d'Europe avec des succès très inégaux.
Il affectionne les végétations denses et les branches immergées.
Le black-bass est un carnassier actif. Il chasse aussi bien à l'affût qu'en poursuivant ses proies. Très agressif, il s'attaque aussi à divers insectes ailés, y compris les libellules.
Ce poisson peut se rencontrer isolément mais peut également constituer des groupes plus ou moins importants jusqu'à une dizaine d'individus.


La brème commune : Abramis brama. Famille : cyprinidés. Taille : 30 à 40 cm, jusqu'à 70 cm. Poids : 0,5 à 2 kg, jusqu'à 6 kg.

Le corps de la brème commune est fortement bossu et comprimé latéralement. La bouche est protractile, oblique, légèrement orientée vers le haut. La nageoire dorsale est étroite, à l'aplomb de l'espace séparant les pelviennes de l'anale. Cette dernière est bien développée. La nageoire caudale est très échancrée, l'angle de la fourche très ouvert. Le lobe inférieur est plus long que le supérieur. La queue est courte et bien marquée. Les écailles sont de taille modeste et la ligne latérale est nettement visible. Le dos est brun verdâtre à brun foncé, les flancs sont gris à reflets bleutés tandis que le ventre est blanc. Les nageoires sont gris-brun. La coloration d'ensemble est assez claire, devenant plus vive avec des nuances dorées lors du frai. Les nageoires pelviennes et anales se tachent alors de rouge au niveau de l'implantation et les mâles présentent des tubercules nuptiaux. C'est une espèce proche de la brème bordelière (plus petite) mais on les distingue aisément.
La brème se plait dans les parties de cours d'eau à faible pente mais d'une largeur importante, à grand débit mais faible courant. Elle se rencontre aussi dans les lacs et étangs, et affectionne les zones à herbiers sur des fonds envasés.
Largement omnivore, la grande brème se nourrit essentiellement à fond, fouillant la vase et les herbiers dans lesquels elle trouve mollusques, larves, vers et crustacés ainsi que certains débris végétaux.


Le brochet : Esox lucius. Famille : Esocidés. Jeune brochet : Brocheton. Taille : jusqu'à 1,30 m. Poids : Exceptionnellement jusqu'à 27 kg.

C'est une espèce facilement reconnaissable, aux caractères bien marquées. Le corps, fusiforme, est très allongé. Il y a une seule nageoire dorsale à l'aplomb de l'anale. Le maxilaire inférieur et le palatin forment un bec de canard large, très spécifique. La bouche démesurée, trahissant un régime alimentaire exclusivement carné, armée de 700 dents implantées vers l'arrière. Le dos est vert olive à noir, les flancs marbrés, et le ventre blanc.
On rencontre parfois le brochet dans les petits ruisseaux à truites mais il montre une préférence marquée pour les cours d'eau relativement lents et les étangs. C'est essentiellement la présence des cyprinidés, poisson-fourrage, qui commande à sa répartition. Il élit volontier domicile dans les zones à herbiers assez denses et les joncs des bordures où il trouve facilement un invisible affût. Il supporte assez bien les eaux salines et a été signalé dans certains estuaires ainsi que dans la mer Baltique.
C'est un chasseur d'affût, parfaitement adapté à son biotope. Le menu dépend de l'occasion : cyprinidés, grenouilles, exceptionnellement rats et, plus rarement encore (contrairement à la légende) canetons ou poules d'eau. C'est un bon nageur qui abandonne pourtant vite la chasse des proies qu'il n'a pu surprendre. Toutefois, en pleine eau, il exécute souvent plusieurs charges consécutives dans un banc de poissons, que l'on peut alors voir sauter en éventail, tentant une manoeuvre de dispersion et d'effet de confusion bien connue des éthologues. La digestion, lente et complète, se fait dans un immobilisme parfait.


Le carassin : Carassius carassius. Famille : Cyprinidés. Taille : 20 à 50 cm. Poids : jusqu'à 4 kg.

Le corps est très haut, de forme arrondie. La nageoire dorsale est haute, convexe. Les écailles sont grandes, la ligne latérale bien visible. Le pédoncule caudal est court, massif. La bouche est petite, les lèvres peu charnues, dépourvues de barbillons. La coloration d'ensemble est brunâtre avec des reflets dorés. C'est le cousin du célèbre poisson rouge, Carassius auratius.
Bien que son aire de répartition s'étende à la plupart des régions de l'Europe, le carassin est peu courant. Le carassin supporte très bien les eaux à de très basses températures et son besoin en oxygène est très faible.
C'est une espèce omnivore se nourrissant sur les fonds envasés et parmis la végétation dense des étangs.


La carpe : Cyprinus carpio. Famille : cyprinidés. Jeune carpe : carpeau. Taille : 40 à 60 cm, jusqu'à plus d'1 m. Poids : exceptionnellement, plus de 30 kg.

Il existe 4 grandes variétés de carpes. L'une à écaillure complète appelée carpe royale, dont la forme originelle a été altérée par la pisciculture. Trois autres variétés sont à écaillure incomplète et résultent de la diversification que l'homme à réalisée sur cette espèce. Cette sélection intensive crée d'ailleurs aujourd'hui tous les termes intermédiaires de ces variétés et finit par rendre dérisoire toute tentative d'identification de certains poissons à l'une ou l'autre de ces variétés. On retiendra cependant qu'on les distingue habituellement par le nombre et surtout la disposition des écailles restantes sur le corps.
La forme originelle est assez élancée et ne se rencontre plus que dans le Danube et ses afluents, et dans quelques autres rivières de l'Europe occidentale. Le dos n'est pas bossu mais dessine une courbe continue, les écailles sont grandes, la ligne latérale bien marquée. La bouche, protractile, est munie de fortes lèvres portant 4 barbillons, les 2 barbillons inférieurs étant les plus longs. La nageoire dorsale, longue, débute par un rayon fort. Les opercules sont très développés, longés par un rebord biseauté qui rend la cavité branchiale très étanche à des milieux défavorables comme la vase. Les yeux sont mobiles. Le dos est brun, les flancs à très beaux reflets mordorés, le ventre jaunâtre. La carpe écailleuse est une forme altérée de cette variété, le dos s'élevant brusquement juste en arrière de la tête. C'est sous cet aspect bossu que se présentent les 3 grandes variétés de carpes à écaillure incomplète. On distingue habituellement :
- La carpe miroir, chez laquelle l'écaillure forme des dessins irréguliers. On trouve des écailles sur le dos, vers le pédoncule caudal et à proximité des opercules. Parfois, le long de la ligne latérale, mais leur disposition est irrégulière et leur nombre ne dépasse guère 30.
- La carpe linéaire, dont les écailles sont disposées en rangées. Celles de la ligne latérale sont différentes les unes des autres, certaines étant très grandes. Une rangée d'écailles plus petites suit la ligne dorsale.
- La carpe cuir, dont le corps, dénudé d'écailles, présente l'aspect d'un cuir. Quelques rares écailles peuvent toutefois apparaître vers les nageoires pelviennes, anale ou caudale. Une rangée suis la ligne dorsale. La ligne latérale est ici un mince sillon très visible.
La carpe affectionne les eaux calmes et chaudes, riches en végétation aquatique. Elle se plait aussi dans les eaux stagnantes des étangs.
La carpe est essentiellement benthophage, fouissant dans la vase ou sur les fonds sableux, à la recherche de mollusques, de vers, de larves d'insectes et de débrits végétaux.



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MessageSujet: Re: Les espèces les plus courantes   Ven 29 Déc 2006 - 18:22

Le chevesne : Leuciscus cephalus. Famille : cyprinidés. Taille : jusqu'à 70 cm Poids : jusqu'à 4 kg.

Le corps, cylindrique, est allongé, couvert d'écailles présentant un cerne noir. La bouche est large, munie de lèvres épaisses. La ligne latérale, basse, est bien, visible.
Les nageoires dorsales et caudales sont grises et, les pelviennes et l'anale rougeâtres. L'oeil est grand, l'iris doré. Le dos est gris, les flancs plus clairs, le ventre blanc. Des reflets argentés à dorés sont visibes sur tout le corps. Une variété vivant en lac ou en étang est plus massive.
Le chevesne se rencontre à tous les niveaux d'une rivière et parfois même dans les zones à truite.
Comme la plupart des cyprinidés, le chevesne forme des bancs plus ou moins importants. Ces groupes ne sont pas toujours homogènes et il n'est pas rare de le trouver au côté de hotus, des ablettes, ou des vandoises.
Le chevesne est omnivore : larves d'insectes, vers, mollusques, mais aussi insectes ailés, et certains fruits. Il raffole notamment des mûres qui tombent des ronces en bordure de certaines rivières.
C'est un poisson très prudent et farouche. Toutes ses proies sont inspectées avec circonspection. La moindre anomalie venant troubler son milieu le met en fuite.



Le gardon : Rutilus rutilus. Famille : cyprinidés. Taille : 15 à 20 cm, jusqu'à 45 cm Poids : 200 g, jusqu'à 2,4 kg.

La forme du corps est très variable. L'hybridation avec le rotengle rend certaines identifications difficiles. On peut pratiquement distingués 2 formes : l'une assez allongée, l'autre plus ovoïde.
Mais, la forme du corps n'est pas le critère de reconnaissance le plus précieux. Les nageoires rouges, parfois briques, sont bien développées, l'anale étant aussi importante que la dorsale située à l'aplomb des pelviennes. La ligne latérale est bien visible et continue. L'oeil est rouge ; la bouche, petite, terminale, est très légèrement oblique. Les écailles sont brillantes ; le dos est vert bleuté, le ventre blanc ou légèrement rose. La caudale est bien échancrée.
Le gardon est le plus connu et le plus commun des poissons de rivière. On le rencontre dans les lacs, les étangs, les petits ruisseaux de plaine assez clames et les canaux.
De moeurs grégaires, le gardon constitue des bancs parfois très importants. C'est un poisson omnivore. Il stationne souvent dans les endroits riches en végétation aquatique, où il consomme indifféremment les algues filamenteuses et microplancton végétal. Il ne dédaigne pourtant pas les invertébrés, mollusques, vers et larves d'insectes. Il lui arrive aussi de venir gober en surface des insectes ailés, surtout des diptères.



Le goujon : Gobio gobio. Famille : cyprinidés. Taille : 10 à 12 cm, jusqu'à 25 cm. Poids : exceptionnellement jusqu'à 175 g.

Le corps est allongé, fuselé, plus massif dans la partie antérieure. La tête est massive avec une bouche petite, aux lèvres charnues supportant deux barbillons bien développés. Les nageoires, sont amples, la caudale échancrée. Les pelviennes sont en position postérieure, à l'aplomb du milieu de la dorsale.
Le dos est brun, les flancs brun clair à gris, le ventre blanc à jaunâtre. L'ensemble du corps présente des reflets argentés. De grosses taches sont présentes sur le dos, bien visibles au niveau de la ligne latérale très apparente.
Lors du frai, le mâle porte des tubercules nuptiaux sur le devant de la tête. C'est un poisson facile à reconnaître, la distinction avec les tout jeunes barbeaux est immédiate lorsqu'on compte les barbillons : deux chez le goujon, quatre chez le barbeau.
Les besoins en oxygène du goujon sont élevés d'où sa présence dans les zones agitées de rivière, à tous les niveaux de son cours. On le trouve également dans beaucoup de ruisseaux, surtout en plaine. Il aime les bancs sableux et les graviers.
Animal grégaire, il forme des bancs souvent assez denses. Il se nourrit et vit au fond. Sa bouche protractile et ses barbillons sensoriels indiquent que c'est un poisson fouisseur. Il se nourrit de vers, de petits mollusques et de larves d'insectes.



L'omble chevalier : Salvelinus alpinus. Famille : Salmonidés. Taille : 20 à 40 cm, jusqu'à 90 cm Poids : jusqu'à 8 kg.

La forme générale du corps le désigne immédiatement comme un salmonidé. La nageoire caudale est très légèrement échancrée. C'est la coloration qui est le critère le plus immédiat pour son identification, au moins en France. Il existe dans le monde une trentaine d'espèces et de variétés d'ombles dont la différenciation est parfois impossible.
Le dos est vert foncé, les flancs sont gris à verts portant des taches claires, le ventre est rosé. La coloration est variable selon les endroits. Certaines populations sont presques noires, d'autres sont jaune pâle.
A la période du frai, les mâles se parent de couleurs très vives, ventre rose, nageoires rouges bordées de blanc. Ces bordures blanches sont un bon critère de reconnaissance des ombles en général. Chez l'omble chevalier, la distribution des tâches claires est également un bon moyen d'identification : elles sont en effet petites et peu nombreuses, contrairement à celles du cristivomer.
En France, l'omble chevalier habite de nombreux lacs de montagne aux eaux très froides et très claires. Dans ces lacs, certaines populations deviennent naines et ne dépassent pas 25 cm.
L'omble chevalier est un poisson de grand fond, jusqu'à 100 ou 120 m, et n'est guère visible que lors du frai où il se rassemble très près des berges.
L'omble chevalier se nourrit d'invertébrés benthiques, de crustacés et de mollusques. Les spécimens âgés chassent activement de petits poissons. De moeurs grégaires, il forme des bancs parfois très importants.



L'ombre commun : Thymallus thymallus. Famille : Salmonidés. Jeunes ombres : ombrets. Taille : 30 à 40 cm, exceptionnellement jusqu'à 55 cm Poids : 300 à 400 g, jusqu'à 1,6 kg en France ; 2,5 kg en Yougoslavie.

C'est un poisson au corps fusiforme, d'une beauté frappante. La bouche, petite, est munie de 6 à 10 minuscules dents vomériennes, imperceptibles. Elle prolonge une tête conique, assez réduite.
La nageoire dorsale, remarquable, très haute, est appelée étendard. Irisée de magnifiques reflets mauves, elle montre des points noirs plus ou moins alignés. Une deuxième nageoire dorsale, adipeuse, est le seul trait commun que présentent l'ombre et la truite, pourtant réunis dans la même super-famille des salmonidés. L'oeil est très beau, cerclé d'or, en forme de goutte.
La coloration est très variable, dans les gris argentés pour les flancs, dos gris foncé à noir, ventre blanc à jaunâtre. Les flancs présentent une série de lignes longitudinales parcourant tout le corps, des opercules au pédoncule caudal, ainsi que de nombreux points noirs, très nets chez les jeunes, dont la livrée est plus claire. Lors du frai, les couleurs s'avivent, surtout celles du ventre et des nageoires.
La nageoire dorsale est plus développée chez le mâle que chez la femelle, surtout au moment du frai.
La confusion est impossible et pourtant certains pêcheurs le prennent encore , hélas, pour un hotu d'un type nouveau, surtout là où il a été introduit, ou encore aux endroits où il fait un retout notable.
Présent dans toute l'Europe centrale et orientale, il n'a pas encore conquis l'ensemble du réseau hydrographique français, au moins dans les parties succeptibles de l'accueillir.
On le rencontre dans l'Ain, le Doubs, quelques rivières du Massif central et du Centre-Ouest. Il est encore absent dans le sud et le Sud-Ouest. Signalons qu'il a toujours été présent dans le Massif central et qu'en tout cas sa présence n'est pas le fruit d'une implantation récente.
L'ombre aime les parties encore rapides des cours d'eau, immédiatement en aval de la zone à truite. Il est bien évident que très en aval de la zone habituelle, un resserrement du lit de la rivière peut recréer les conditions favorables à sa présence. C'est pourquoi on le trouve parfois très en aval, en alternance ou avec le barbeau.
L'ombre craint énormément les pollutions. A ce titre, il est un bon indicateur de l'état d'une rivière. Lithophile, il affectionne les galets ou les bancs de graviers.
De moeurs grégaires, il vit en groupes parfois importants, mais plus souvent réduits à quelques individus.
Il se nourrit essentiellement de larves d'insectes, de mollusques et de vers. Bien que ce soit un poisson "tenant" le fond, il vient volontiers en surface gober les subimagos et les imagos de divers éphémères et diptères. Ce comportement se manifeste encore très tard dans la saison, y compris au début de l'hiver.
La façon de monter en surface est très particulière. C'est par un mouvement de bascule que l'ombre quitte le fond et monte tout end érivant à la rencontre de l'objet de ses désirs, souvent une mouche lilliputienne. Les ombres sont aussi oophages et, exceptionnellement, les gros sujets peuvent dévorer quelques alevins. L'ombre n'a généralement pas de postes bien définis et marqués comme c'est le cas pour la truite.
Mais, faire de cette généralité une règle absolue réserve bien des surprises aux pêcheurs à la mouche.



La perche commune : Perca fluviatilis. Famille : percidés. Taille : 20 à 35 cm, jusqu'à 50 cm Poids : 200 à 300 g, jusqu'à 4,8 kg.

Le corps est ovalaire, le dos bossu, comprimé latéralement. Les 2 nageoires dorsales sont séparées, la première étant très piquante. Le pédoncule caudal est étroit, la nageoire caudale est bien échancrée. La bouche est grande, les mâchoires portent des membranes labiales (lèvres) assez fragiles. On observe des dents nombreuses sur les mâchoires, le vomer et le palatin. L'opercule écailleux se termine en une pointe acérée. Les écailles sont assez grandes, l'ensemble du corps étant très rugueux.
Le dos et les flancs sont vert olive. Ils sont zébrés de 5 à 7 bandes verticales. Le ventre est plus clair, blanchâtre. Les nageoires pelviennes et anales sont rouges. Les autres sont brunes, rougeâtres.
C'est un poisson très commun en Europe, mais absent d'Espagne et d'Italie. La perche vit facilement dans les zones des rivières et on la rencontre même dans certains ruisseaux à truites, où elle semble d'ailleurs faire du nanisme.
Son habitat traditionnel est la zone de bordure où la végétation est abondante, le spiles des ponts où les courants se ravivent, les branches immergées et les pontons de certains lacs.
C'ets un poisson très vorace, chassant activement les alevins et les petits cyprinidés. Elle forme souvent des groupes assez importants, très dangereux pour les bancs de petits poissons. En lacs et dans les étangs, les groupes de jeunes perches sont parfois très denses et cela pose un gros problème pour trouver une alimentation suffisante. Ils restent souvent planctonophages ou se contentent de vers et de petits mollusques. Ces populations ne se développent pas normalement et les sujets font une taille étonnamment petite. Mais ce nanisme n'est pas toujours facilement explicable.



Le poisson-chat : Ictalurus melas. Famille : Ictaluridés. Taille : 15 à 20 cm, jusqu'à 40 cm. Poids : jusqu'à 1,5 kg.

La tête est grosse, large, aplatie. LA bouche est munie de 8 barbillons de taille inégale, les pectorales sont excessivement piquantes car elles sont soutenues par un premier rayon dur, long et très acéré. Les piqûres engendrées sont très douloureuses. La première dorsale présente également un rayon piquant.
La peau est très lisse, ressemblant à celle de l'anguille dont la couleur est assez proche, de vert très foncé à noir tandis que le ventre est plus clair et la chair rose.
A la fin du XIXème siècle, ce poisson originaire d'Amérique du Nord fut introduit en Europe, notamment en France. Le succès de cette introduction prit rapidement des allures de catastrophe écologique dans diverses régions, notamment le sud-ouest et l'ouest de la France. Aujourd'hui, sa présence est devenue beaucoup plus discrète. Il aime les parties très calmes des rivières, les bras morts, les étangs et els zones à forte végétation aquatique. Sa peau permet de nombreux échanges gazeux et le rend très résistant aux mauvaises conditions des eaux. En hiver, il peut rester de longs moments envasé.
Le poisson-chat est largement omnivore, les sujets les plus gros s'attaquant aux alevins et aux petits poissons. Il se contente généralement de vers, de mollusques, et de larves, mais raffole malheureusement des oeufs et cause d'importants dégâts. Les jeunes sont fondammentalement grégaires et constituent de véritables nuages, d'autant plus impressionnants que la couleur de ces jeunes est noire.



Le rotengle : Scardinius erythrophtalmus. Famille : cyprinidés. Taille : 15 à 25 cm, jusqu'à 50 cm Poids : 300 g, jusqu'à 1,8 kg.

La morphologie, comme chez le gardon, est assez variable. Le corps, comprimé latéralement, est assez haut en général, la nuque bombée. La ligne latérale bien visible est ventrue.
La nageoire dorsale s'implante en arrière de l'aplomb des pelviennes. Entre les pelviennes et la nageoire anale, le ventre dessine une carène aigüe au niveau de laquelle les écailles forment un motif en chevron. La tête est massive, arrondie ; la bouche, oblique, orientée vers le haut. Le pédoncule caudal est court, assez épais. La nageoire caudale est nettement échancrée. Les écailles sont grandes, très brillantes. Le dos est brun, les flancs et le ventre argentés à dorés. L'iris de l'oeil, contrairement à ce que laisserait croire le nom latin, est doré.
Le rotengle se rencontre surtout dans les zones calmes des rivières, en lacs et en étangs. Il affectionne la végétation du fond des rivières. Il existe une variété dorée parfois élevée en aquarium.
C'est un poisson grégaire, dont les bancs s'observent en surface l'été mais près du fond le reste de l'année. Il se nourrit surtout de végétaux et ingurgite indifféremment tout ce qui vit dans les herbiers, oeufs compris, mais plus fréquemment mollusques et larves d'insectes.



Dernière édition par Fisher24 le Dim 20 Avr 2008 - 18:33, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Les espèces les plus courantes   Dim 31 Déc 2006 - 17:56

Le sandre : Sander lucioperca. Famille : percidés. Taille : 30 à 80 cm, jusqu'à 1,30 m Poids : jusqu'à 15 kg.

Le corps est très élancé, les deux nageoires dorsales le désignant immédiatement comme un percidé.
La tête est allongée, la bouche, largement fendue, est garnie de dents nombreuses et acérées, de taille inégale, avec de véritables canines. La ligne latérale, très visible, parcourt le flanc, débordant même sur la caudale nettement échancrée.
Le dos est gris, marbré, les flancs, plus clairs, portent également des taches, mais ne formant pas de zébrures aussi nettes que chez la perche. La morphologie est donc un bon compromis entre le brochet et la perche, mais le sandre n'est absolument pas le fruit de l'hybridation de ces deux poissons.
L'introduction en France a été couronnée de succès mais pose parfois de gros problèmes pour la survie et l'expansion de certains carnassiers autochtones, surtout le brochet.
Il se rencontre dans les fleuves et les parties calmes des rivières, ne craignant pas les eaux très troubles. Il entre fréquemment en concurrence avec le brochet pour la conquête de certaines niches écologiques.
Le sandre est un carnassier vorace, s'attaquant aussi bien aux ablettes, rotengles, gardons, perchettes, brochetons, ou jeunes sandres. C'est un chasseur actif, poursuivant ses proies. Ses chasses sont le fait de groupes de plusieurs individus, le sandre étant volontier grégaire.



Le saumon d'atlantique : Salmo Salar. Famille : salmonidés. Jeune saumon : Tacon (ou parr pour le jeune saumon en dévalaison). Taille : jusqu'à 1,30 m Poids : jusqu'à 23 kg.

Le corps, très fuselé, est une merveille d'hydrodynamisme. La bouche est moins fendue que chez la truite. De toute façon, au stade adulte, la distinction avec celle-ci n'a jamais posé de problème. Il n'y a pas de taches rouges en dehors des périodes de reproduction, mais de petits points noirs. Le corps est argenté, les écailles bien visibles. Concernant les jeunes, il est bon de savoir distinguer un tacon d'une truite. La distinction entre les deux espèces est très simple et la conservation d'un tacon capturé est toujours le fruit d'un acte volontaire et condamnable.
La caudale des jeunes saumons est échancrée, alors qu'elle est droite chez la truite. L'adipeuse est généralement grise chez le saumon et rouge chez la truite, mais ce n'est pas un critère de reconnaissance très sûr.
La bouche s'arrête en avant de l'aplombde l'oeil chez le tacon, en arrière chez la truite. Le parr présente des taches bleutées sur les flancs, les petites truites ont des digitations bleuâtres. Dans les deux cas, remettez ces poissons à l'eau, ce ne sont que des bébés.
Vers l'âge de deux ans, le jeune saumon subit d'importantes modifications morphologiques, sous une influence, semble t-il, hormonale. Il prend une teinte argentée en même temps qu'il devient plus élancé. C'est le phénomène de smoltification, et le saumon est alors prêt à dévaler pour rejoindre la mer.
Là encore, on ne peut pas, à ce stae, le confondre avec une truite de mer dans les rivières où les deux espèces peuvent cohabiter. La truite de mer a un pédoncule caudal court, large, une caudale rectiligne des écailles petites. Au momentd e la reproduction, lal ivrée nuptiale des mâles est plus éclatante. Le dos, les flancs et le ventre vont du jaune au pourpre, avec des taches rouges, y compris sur les opercules.
Les vieux mâles deviennent bécards, certaines femelles aussi. Ce n'est d'ailleurs pas une spécificité du saumon, certaines vieilles truites présentent le même caractère.
En mer, le saumon se nourrit de harengs, de sardines, d'éperlans et sans doûte aussi de crustacés. Il peuta tteindre 3 kg après un an en mer et 8 kg au bout de 2 ans.



Le silure glane : Silurus glanis. Famille : siluridés. Taille : 1 à 2 m, jusqu'à 5 m Poids : jusqu'à 300 kg.

C'est un poisson au corps allongé, dépourvu d'écailles ; la nageoire anale, très grande, rejoint la caudale. La nageoire dorsale est ridiculement petite. Le corps est recouvert d'un abondant mucus. La tête, très massive, porte 6 barbillons (contrairement au poisson-chat qui en compte 8 ) : 2 très longs à la mâchoire supérieure, 4 plus courts en position infère, sous la mandibule. La tête est noire, le dos sombre, les flancs plus clairs sont marbrés. C'est le plus grand poisson d'eau douce.
Le silure habite les parties calmes des rivières, les lacs et quelques étangs d'Europe centrale et orientale. Il se rencontre également dans les eaux saumâtres, sur les côtes de la Baltique et de la mer Noire. Il fut introduit avec succès dès le début des années 70 dans la Seille vers Louhans (Saône-et-Loire). Puis son aire s'est étendue à la Saône et au Rhône où l'on rencontre aujourd'hui des spécimens atteignant plus de 100 kg.
De nombreuses introductions plus ou moins clandestines ont été tentées et réussies dans maint plans d'eau et rivières de plaine si bien que l'aire de répartition du silure en France est aujourd'hui assez vaste et concerne toutes les régions.
Les jeunes silures se nourrissent d'invertébrés qu'ils recherchent dans les eaux boueuses. Les adultes sont carnivores et généralement ichtyophages. Mais ils n'hésitent pas à consommer des grenouilles, des oiseaux aquatiques ou des rats.



Le spirlin : Alburnoïdes bipunctatus. Famille : cyprinidés. Taille : 10 à 12 cm, jusqu'à 16 cm.

Le corps est plus haut que celui de l'ablette. Le ventre dessine une carène aiguë entre les pelviennes et la nageoire anale. La ligne latérale, bien visible, est double, ou plutôt elle est entourée de part et d'autre de 2 rangées de points noirs. Cet effet de dédoublement de dédoublement de la ligne latérale est le critère le plus sûr pour l'identification de ce poisson.
Les écailles sont assez grandes, brillantes ; la teinte générale du corps est grise, assez soutenue. Le ventre est blanc.
Les nageoires sont plutôt ternes, grisâtres mais la base des pectorales, des pelviennes et de l'anale est rougeâtre.
Le spirlin affectionne les contre-courants et les remous des zones agitées. Il est aussi présent dans certains lacs.
C'est un poisson grégaire dont les bancs stationnent près du fond. C'est là qu'il se nourrit d'invertébrés principalement de larves d'insectes.



La tanche : Tinca tinca. Famille : cyprinidés. Taille : 15 à 30 cm, jusqu'à 65 cm Poids : 200-400 g, jusqu'à 4 kg.

Le corps est puissant, massif, le pédoncule caudal est court et épais. Le dos est légèrement bombé, la tête massive. Les écailles, petites, sont profondémment implantées. La mâchoire supérieure porte 2 barbillons ocurts au niveau de la commissure des lèvres charnues. Il existe un dimorphisme entrele mâle et la femelle au niveau des nageoires pelviennes et anales. Celles du mâle sont beaucoup plus développées et ont un rôle lors de l'émission de la laitance. Les nageoires sont toutes très arrondies, la caudale est presque droite.
Le corps est de couleur vert bronze avec des reflets dorés, les nageoires sont gris foncé à noir. Il existe une variété dorée avec des mouchetures noires. C'est un poisson très facile à reconnaître.
La tanche est présente dans les bras morts et les zones calmes des rivières, les cannaux, les étangs et les mares. Elle aime les zones à végétation aquatique dense, les herbiers et les nénuphars.
Poisson de fond durant la majeure partie de l'année, la tanche aime à monter près de la surface en été et flâne sous les feuilles de potamot ou de nénuphar. Elle se nourrit de vers, de mollusques etd e diverses larves ainsi que de débris végétaux. Elle est active et se déplace beaucoup lorsque les eaux sont tièdes. En hiver, elle cesse toute activité et passe de longues semaines envasée.



La truite arc-en-ciel : Onchorynchus mykiss. Famille : salmonidés. Taille : 25 à 40 cm, jusqu'à 75 cm Poids : 200 à 300 g, jusqu'à 7,5 kg.

La forme générale du corps est à peu près analogue à celle de la truite commune. La bouche est moins fendue, la tête moins longue. Les écailles sont plus petites, et la caudale est parfois légèrement échancrée. La coloration est différente. Il n'y a pas de points rouges, et les points noirs sont très nombreux et petits. La caudale et la dorsale sont également ponctuées. Le corps présente des reflets argentés, sauf le long de la ligne latérale où apparaît plus ou moins nettement une bande qui va du rosé au pourpre. Le dos est foncé, souvent verdâtre.
Originaire d'Amérique du Nord, elle fut introduite en Europe à la fin du XIXème siècle pour la pisciculture. La raréfaction de la truite commune a amené son introduction dans les rivières et les ruisseaux, où l'on ne peut pas dire qu'elle s'acclimate au sens écologique du terme. En France, par exemple, elle ne se reproduit pas en milieu naturel, excepté dans 2 petites rivières. Il ne se créer donc pas de souches sauvages et l'intégralité des poissons rencontrés ne sont pas nés dans la rivière. La raison est simple : la France est le premier pays producteur de truites arc-en-ciel pour l'alimentation. Les souches sauvages sont désormais inexistantes, au contraire de l'Autriche ou de la Slovénie. Le plus souvent, les truites arc-en-ciel françaises sont déversées quelques jours avant l'ouverture de la pêche et sont exterminées dans le premier mois qui suit celle-ci. Etant nettement moins farouches, elles servent d'écran protecteur aux populations autochtones sauvages.
Cette stratégie d'écran n'est pas fondammentalement mauvaise, mais viendra le jour où il faudra la rediscuter à un niveau national. Si elle permet en effet aux pêcheurs de prendre quelques poissons, il s'agit souvent de poissons en mauvaise condition, même s'ils sont de taille convenable, et de moins en moins de pêcheurs y trouvent leur compte, rêvant de voir leur argent investit dans une autre politique de gestion des rivières et des ruisseaux, encourageant le maintien et l'expansion des souches autochtones. Des efforts importants sont faits dans ce sens par de nombreux responsables de fédérations ou du conseil supérieur de la pêche.
Les moeurs sont analogues à celles de la truite commune, pour les quelques poissons au moins qui réussissent à se maintenir quelques mois dans les ruisseaux et rivières. L'arc-en-ciel est moins méfiante que la truite commune. Elle semble moins exigente quant à la température et la qualité de l'eau.



La truite commune : Salmo trutta (fario). Famille : salmonidés. Taille : 25 à 40 cm, jusqu'à 80 cm Poids : 300 à 400 g, jusqu'à 8 kg.

La truite commune présente 3 variétés que les auteurs distinguent parfois en sous-espèces.
Si la truite de mer, Salmo trutta trutta, présente des caractères assez fixes, on passe sans beaucoup de transition, mis à part l'habitat, de la truite fario Salmo trutta fario, de rivière, à la truite de lac Salmo trutta lacustris.
Le corps est fusiforme, élancé. La tête est massive, la bouche, largement fendue, est munie de dents nombreuses. La commissure des mâchoires se fait à l'arrière de l'aplomb du grand oeil féroce, noir et cerclé d'or. La nageoire caudale, presque rectiligne, est grande.
Le dos est noir ou gris foncé. La coloration très variable, dépend beaucoup de l'habitat. Certaines truites sont complètement noires, d'autres sont blondes. Les flancs varient généralement du blanc nacré au jaune, le ventre est blanc à jaunâtre. Les flancs sont constellés de points noirs et rouges, parfois assez gros. On en voit également sur les opercules et les nageoires adipeuses. Le ventre et le bas des flancs en sont toutefois dépourvus. Dans certaines rivières de Lozère et du Doubs, les truites sont discrètement zébrées. Les truites immatures présentes souvent des digitations bleuâtres diffuses. Malgré cette polychromie, la truite commune est très facile à identifier, quelque soit la souche.
La truite est présente dans tous les pays et toutes les régions d'Europe. Elle affectionne les eaux agitées et bien oxygénées. On la rencontre toutefois à tous les niveaux du cours d'une rivière, à condition que les eaux ne soient pas trop polluées ou stagnantes. La température des eaux est un facteur déterminant pour sa présence : elle ne tolère pas une température supérieure à 18°C.
Les populations vivant dans les régions montagneuses schisteuses ou granitiques, sont en principe de taille plus modeste que celles vivant en plaine. Cette généralité souffre de quelques exceptions et certaines rivières de montagne ont une richesse en invertébrés et en vairons telle qu'elle permet aux truites d'atteindre des poids tout à fait respectables.
La truite est un poisson carnassier dont le régime alimentaire est varié : vers, mollusques, larves d'insectes, trichoptères ou éphémères, crustacés, et petits poissons, sont autant de proies. Elle se nourrit à tous les niveaux de la rivière en fonction de l'état des eaux.
La truite, qui a une préférence pour la solitude, aime s'abriter dans les caves que le courant aménage sous les berges, les gros blocs de pierre, les murs longeant les cours d'eau, les herbiers et les racines d'arbres riverains. Dans une rivière normalement pourvue en truites, un bon poste ne reste pas longtemps inoccupé après la capture d'un poisson. La compétition pour les postes d'affûts évite, dans les quelques cas où cela serait possible, tous les problèmes de surpopulation, et fait déplacer très souvent les petites truites.



Dernière édition par le Mer 29 Aoû 2007 - 20:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Les espèces les plus courantes   Lun 1 Jan 2007 - 16:11

Le vairon : Phoxinus phoxinus. Famille : cyprinidés. Taille : 4 à 10 cm.

Le vairon est de forme subcylindrique. L'oeil est grand et la bouche petite. Le dos est vert foncé à noir, les flancs sont tachés de sombre avec des reflets argentés. Le ventre est clair, nacré. Lors du frai, les mâles se parent de couleurs éclatantes. Le ventre devient rouge, le vert des flancs est plus vif. De plus, signe d'appartenance à la famille des cyprinidés, il porte sur le dessus de la tête, un grand nombre de tubercules nuptiaux.
Fréquent dans toute l'Europe, sauf en Espagne et dans le nord de la Scandinavie, le vairon est le seul cyprinidé à habité dans la zone à truites. Il affectionne les eaux vives, bien oxygénées, et les parties à herbiers.
Fondammentalement grégaire, il forme des bancs parfois très compacts. Il se nourrit de petits crustacés, de larves d'insectes, et de petits mollusques, mais vient parfois moucheronner en surface. C'est l'une des proies les plus recherchées par les truites.



La vandoise : Leuciscus leuciscus. Famille : cyprinidés. Taille : 15 à 25 cm, jusqu'à 40 cm. Poids : 150 à 200 g, jusqu'à 1 kg.

La vandoise est un poisson très polymorphe, généralement plus élancé que le chevesne. Le corps, généralement comprimé latéralement, est couvert de grandes écailles argentées. La bouche, plus petite que celle du chevesne est nettement infère. La commissure de la mâchoire et de la mandibule se fait en avant de l'aplomb de l'oeil. La nageoire caudale est très échancrée, la dorsale est à l'aplomb des pelviennes. La nageoire anale, arrondie chez le chevesne, est ici concave. Juste en arrière de l'opercule, existe une pièce osseuse triangulaire appelée clavicule. Le dos est gris bleu foncé à noir, les flancs verdâtres foncé s'éclaircissent vers le ventre, blanc. Les nageoires ventrales sont rougeâtres, la caudale et la dorsale sont grises.
La vandoise s'hybride avec le chevesne et cela rend certaines identifications très problématiques.
Fréquent dans le centre de l'Europe, en France et en Angleterre, la vandoise ne se rencontre ni en Espagne, ni en Italie, ni au nord de la Scandinavie et en Ecosse. Elle peuple les eaux limpides et courantes. Elle ests ensible aux pollutions.
La nutrition et les moeurs rappellent celle observée chez le chevesne. Toutefois, la bouche plus petite, ne lui permet pas d'ingurgiter des proies volumineuses, et elle ne s'attaque jamais aux alevins ni aux aux petits poissons. Elle monte volontier en surface pour moucheronner. Elle forme souvent des bancs très compacts qui se déplacent au hasard des conditions des eaux rencontrées et gagne les berges à la nuit.


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MessageSujet: Re: Les espèces les plus courantes   Sam 19 Avr 2008 - 16:01

du beau boulot bravo
ded
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MessageSujet: Re: Les espèces les plus courantes   Sam 19 Avr 2008 - 19:08

magnifique travail
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MessageSujet: Re: Les espèces les plus courantes   Sam 19 Avr 2008 - 21:30

Est-ce toi qui a rédigé tous les articles ? c00l

C'est vraiment du big travail ça !!!!
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MessageSujet: Re: Les espèces les plus courantes   Dim 20 Avr 2008 - 12:34

kwl a écrit:
Est-ce toi qui a rédigé tous les articles ? c00l
J'ai tout tapé (et ça m'a pris pas mal de temps) mais les infos viennent d'un de mes livres de pêche.

En tout cas merci pour les compliments ... même si le sujet date presque d'un an et demi. smile

Lolo.

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MessageSujet: Re: Les espèces les plus courantes   Dim 20 Avr 2008 - 12:42

Même si l'article date, les poissons eux ne doivent pas changer, c'est très bien de remonter ces messages de temps à autres.

Et félicitations Laurent.

Guy
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kwl
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MessageSujet: Re: Les espèces les plus courantes   Dim 20 Avr 2008 - 17:21

Fisher24 a écrit:

Le goujon : Gobio gobio. Famille : cyprinidés. Taille : 10 à 12 cm, jusqu'à 25 cm. Poids : exceptionnellement jusqu'à 175 kg.

175 kilos !!!! smile smile smile
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MessageSujet: Re: Les espèces les plus courantes   Dim 20 Avr 2008 - 18:18

Merci - pour moi très bon.

En Angleterre aussi nous avons:

Blicca bjoerkna - Silver Bream
Acerina cernua - Pope ou Ruffe
Lepomis gibbosus - Pumpkinseed
Leuciscus idus - Ide or Orfe


En France qu'est ce que vous avez?;-
Alose
Nase
Aspe
Lamproie(?)
et aussi Lota lota - en Anglais - Burbot

Et qu'est ce que c'est le Cristivomer et l'Apron??

Merci.

Olly
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MessageSujet: Re: Les espèces les plus courantes   Dim 20 Avr 2008 - 19:08

actuellement l'alose est interdite sur certain fleuve en particulier la dordogne
pour l'anguille (qui ce rarifie )un moratoire est en train de se preparé pour l'adour

jean marc tchin_tchin
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Enzo
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MessageSujet: Re: Les espèces les plus courantes   Lun 15 Sep 2008 - 10:58

bravo pour ton article
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william74
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MessageSujet: Re: Les espèces les plus courantes   Ven 25 Déc 2009 - 14:25

bravo a toi.
william.
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Les espèces les plus courantes
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