APRÈS LA PLUIE , VIENT LE BEAU TEMPS !
Samedi matin de bonne heure mais pas forcement de bonne humeur, je charge la voiture pour prendre la direction d’une grande ballastierre.pas de bonne humeur pour la bonne raison que j’entame ma sixième sortie d’affilé qu'elles se sont toutes soldées pour l’instant par une énorme désillusion. Bredouille sur tous mes postes entretenus…même en rivière. Autant dans cette gravière c’est normal, mais pour la rivière c’est pour moi une grosse énigme.
Pour ne rien arranger, le temps n’est pas non plus de bonne humeur, il tombe des cordes, et mon moral n’est vraiment pas au beau fixe.
Je pêche depuis 2 semaines après un amorçage préalable cet endroit en compagnie de mon jeune coéquipier, et les poissons ne sont pas au rendez vous, rien, aucune activité. A 7 heures tout pêche, mon coéquipier m’a rejoint et la longue attente commence…
Nous pêchons deux postes en commun, 4 cannes sur un grand plateau à plus de cent mètres et une bordure où nous plaçons 2 cannes à plus de cent mètres aussi.
La journée va ainsi défilé lentement et humidement, très lentement. Le midi en allant chercher du pain, j’irai me balader sur une autre ballastière de petite taille et ainsi je vais voir 14 carpes se promenant le long d’une berge, pas grosses mais ça me donne des idées pour le weekend à venir.
En début d’après midi, le moral va encore descendre, en effet les carpes se manifestent enfin …mais pas sur nos postes. Elles sont prisent de folies et sautent sans arrêt pendant toute la fin de journée, malheureusement pour nous, elles sont à plus de 400 mètres de nous en pleine eau. Elles sautent vraiment comme des folles au moins cela nous fait de l’animation !
Vers 19 heures je commence sérieusement à douter de nos capacités à prendre une carpe dans cet endroit et j’envisage un déménagement vers la deuxième ballastière pour la semaine suivante, au moins c’est nettement plus petit et ce serra peut-être plus facile de trouver les poissons. Enfin une bonne nouvelle la pluie a cessée et le vent tombe un peu.
A la tombée de la nuit, une de mes détecteurs bippe, surprise cette canne est à l’eau depuis 7 heures ce matin, et pêche sur le tombant du plateau dans 5 mètres d’eau. Elle est mal placée et mon manque de motivation ne ma pas encourager à la replacer, les 3 autres cannes sont placées, elles idéalement dans 2 à 3 mètres d’eau un deuxième bip suit et la canne se couche doucement.J’empoigne la canne et prends contact avec le poisson, première impression ,c’est bien une carpe ,j’ai cru que ça pouvait- être une brème (avec la chance que j’ai en ce moment…) elle me fait un gros travers sur la droite, et elle revient vite devant nous, mais elle refuse obstinément de monter vers la surface. Là certaines réponses d’Arman et d’Alex sur la prise d’un poisson et le stress que cela occasionne me reviennent en tête. Le combat s’éternise un peu trop à mon gout, et mon coéquipier qui pense la même chose, me regarde mais n’ose rien dire .Il me faudra 12 minutes, montre en mains pour la faire rentrer dans l’épuisette, un constat s’impose le bébé est loin d’être petit et en soulevant le filet cela se confirme. Verdict après pesée 23,6 kilos, je comprends mieux ces 12 minutes passées à essayer de faire monter ce gentil poisson…le sourire me reviens et la pêche de la semaine suivante se voit a nouveau remise en cause.

Il est temps de plier, la journée est gagnée et cette prise met une fin à près de 70 heures de pêche sans touche.
Il ne reste plus que les deux cannes de bordure à ramasser, mon coéquipier est à sa voiture lorsque un nouveau bip retenti. Je me déplace vers les cannes, cette fois c’est sa canne qui a bipé et il est déjà au pied des cannes avec moi, nouveau bip, le swinger descend doucement, on pense à une brème. Il ferre et à ce moment ma canne situé à coté bip aussi..."aille" je comprends aussitôt le malaise le poisson vient d’embarquer ma ligne en se déplaçant et les 2 lignes ne font plus qu’une. Le combat va être écourté. Une petite commune de 8 kilos finie dans l’épuisette, vite pesée et vite remise à l’eau, aucun plaisir vu les circonstances…et 100 mètres de tresse bien mélangés, mais coup de chance ,il n’y a pas de nœuds serrés, c’est récupérable. Nous coupons son arraché pour pouvoir ranger le reste du matériel.
Je ramasse le sac de nœud et le met dans un seau, le lendemain je passerai plus de 3 heures à démêler cette pelote avec beaucoup de patience, sauvant ainsi mes cent mètres de tresse neuve.ouf
Depuis le moral est bien remonté et surtout lundi, bonne nouvelle, le grand soleil est de retour… j’attends la prochaine sortie avec impatience.
KEVIN